Pierre Karl Péladeau tire à boulet rouge sur le gouvernement libéral

Thérèse
Thérèse Martin
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Le point de presse clôturant le caucus du Parti québécois à Rimouski a pris les allures, pour le chef, d’une charge contre la politique d’austérité du gouvernement Couillard. « L’austérité n’est pas un plan économique », a clamé le chef du PQ, Pierre Karl Péladeau.

« L’austérité n’est pas non plus une vision pour le Québec et ce n’est certainement pas rassembleur. Au cours de l’été, je suis allé à la rencontre des citoyens du Québec. Partout, les gens m’ont fait part de leurs craintes au sujet de l’austérité libérale. Le gouvernement de Philippe Couillard n’a pas de plan, il est enfermé dans le régime comptable et doctrinaire du président du Conseil du trésor. Il n’hésite pas à sacrifier le modèle québécois au nom d’un déficit imaginaire gonflé de 7 milliards $ constamment évoqué par le premier ministre et réfuté par les experts. »

Selon le chef du Parti québécois, la politique d’austérité nuit actuellement à l’économie et à l’emploi. « Au Bas-Saint-Laurent, il y a une baisse de 8 % du nombre d’emplois depuis l’arrivée du gouvernement libéral, 7 000 emplois de moins. »

M. Péladeau affirme que la stratégie maritime n’offre rien à court terme, « plus de questions que de réponses et très peu de moyens. » Le chef du PQ ajoute que le problème ne se situe pas au niveau des dépenses, mais dans la colonne des revenus. « Les Libéraux n’ont pas de plan économique, ils ont une machine à taxer. Lors de la rentrée scolaire, une famille de la classe moyenne devra débourser 1 479 $ de plus. Au Parti québécois, nous croyons qu’il existe une autre façon de s’en sortir. »

Tournée des leaders économiques

Pierre-Karl Péladeau annonce qu’il amorcera au cours des prochaines semaines une tournée des leaders économiques du Québec. « Je vais aller à leur rencontre discuter de solutions porteuses pour le développement économique du Québec. Je reviendrai avec des propositions pour le futur. »

La gauche ou la droite

Répondant à un journaliste qui lui a rappelé qu’il était « plutôt à droite » lorsqu’il était chef de Quebecor et qui lui a demandé ce qui avait provoqué ce « glissement vers la gauche », Pierre Karl Péladeau a déclaré qu’il avait « toujours eu des rapports adéquats avec les organisations syndicales », ajoutant qu’ « il ne faut pas prendre un truc et généraliser ». Le chef du PQ ajoute ne pas aimer les étiquettes et que le développement économique n’est « ni à gauche ni à droite ».

Organisations: Parti québécois, Conseil du trésor, Quebecor

Lieux géographiques: Québec

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