La perspective d'un nouveau Plan caribou suscite beaucoup d'inquiétude en région

Réal-Jean
Réal-Jean Couture
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Des groupes environnementaux proposent de réduire considérablement les activités forestières au Québec, menaçant ainsi des milliers d'emplois dans cette industrie. C'est ce que montre un nouveau court documentaire réalisé par l'IEDM sur la Côte-Nord.

De l'inquiétude au sein de l'industrie forestière.

Le vice-président de l'IEDM, M. Jasmin Guénette, est allé sur le terrain rencontrer des ingénieurs forestiers, travailleurs d'usine et autres intervenants forestiers à Baie-Comeau, pour donner une voix à ceux qui vivent de la forêt.

Ces acteurs insistent sur l'importance de la forêt pour les communautés locales. Ils expriment leurs craintes, notamment face à la perspective d'un nouveau plan de protection du caribou forestier, mais témoignent aussi des efforts faits pour favoriser la cohabitation du caribou et de l'activité forestière.

« Puisque les scieries, les papetières et autres usines de transformation s'approvisionnent dans la forêt québécoise, une réduction draconienne de la récolte forestière affecterait l'ensemble du secteur forestier. C'est toute l'économie des régions et des centaines de familles qui en payeraient le prix », explique Jasmin Guénette.

Pour l'ensemble du Québec, un nouveau Plan caribou encore plus contraignant, qui imposerait de nouvelles restrictions sur l'exploitation forestière, pourrait se traduire par 3000 emplois perdus et 367 millions $ de moins en retombées économiques.

Chaque caribou potentiellement sauvegardé au Québec impliquerait la perte de 31 emplois et de 3,8 millions $ d'activité économique, calculait récemment l'IEDM dans une Note économique.

C'est un sacrifice qui apparaît déraisonnable à plusieurs pour la sauvegarde incertaine de 96 caribous par année. « Mettons que si j'ai à choisir entre deux bêtes, il me semble que ça serait le caribou qui passerait en second lieu », témoigne devant la caméra un travailleur de la scierie des Outardes. « Parce que nous autres ici on a des familles, et je pense qu'on devrait être pris en considération. »

Sur la Côte-Nord, le secteur forestier compte pour 12 % des emplois totaux. En Abitibi Témiscamingue il représente 7 % des emplois. Pour la Gaspésie, c'est 9 % des emplois et au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 10 %. Les activités économiques liées à la forêt sont essentielles pour le développement de ces régions et le maintien d'emplois bien rémunérés.

La vidéo montre, à l'aide d'images spectaculaires de la forêt québécoise à vol d'oiseau, que des efforts sont déjà déployés pour protéger l'habitat du caribou, comme c'est le cas sur le territoire de la Côte-Nord. Ces mesures ont notamment fait en sorte de limiter l'accès des entreprises forestières à la forêt publique et de créer des aires protégées spécifiques pour le caribou.

Malgré cela, certains groupes écologistes en demandent toujours plus. « Comme le mentionne une ingénieure forestière que j'ai interviewée pour ce court documentaire, il faut que les environnementalistes cessent de dire non à tout. Ça prend aussi des activités économiques pour faire vivre les régions, les gens ne peuvent pas simplement rester à la maison et attendre », relate Jasmin Guénette.

Produit sous la direction de Jasmin Guénette, vice-président de l'IEDM, à l'été 2015, le court documentaire intitulé « La sauvegarde du caribou et l'avenir des régions forestières au Québec » peut être visionné sur notre site.

L'IEDM est un organisme de recherche et d'éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l'IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et partout au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

 

Lieux géographiques: Québec, Baie-Comeau, Territoire de la Côte-Nord Gaspésie Saguenay-Lac-Saint-Jean Canada

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