La Société Alzheimer veut changer les perceptions face à la maladie

Alexandre
Alexandre D'Astous
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

La Marche de la Mémoire de la Société Alzheimer du Bas-Saint-Laurent, dans la région de La Mitis aura lieu à Price le dimanche 25 mai prochain.

MOINS DE NÉGATIVISME. Selon la moitié des Canadiens, il n’est pas possible de bien vivre avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée. La Société Alzheimer veut changer cette attitude négative à l'endroit des personnes atteintes dans le cadre de sa campagne, #EncoreLà lancée pour le Mois de la sensibilisation à la maladie d'Alzheimer.

« Il faut dédramatiser la maladie d’Alzheimer et la perception que l’on entretient à son égard », mentionne Nicole Dumais, proche aidante et conjointe du célèbre Jacques Languirand, atteint de la maladie.

La vie ne se termine pas avec l'apparition de la maladie d'Alzheimer. Les personnes atteintes d'une maladie cognitive peuvent continuer de participer à la vie sociale et de contribuer à leur collectivité, à leur propre façon, même lorsque la maladie progresse.

Pourtant, ce n'est pas l'opinion de la majorité des Canadiens qui, selon une enquête de Nanos, sont divisés en ce qui a trait à la proposition selon laquelle il est possible de bien vivre avec une maladie cognitive. Même si les femmes ont une attitude un peu plus positive que les hommes, l'enquête montre que 47 pour cent des personnes interrogées de 18 ans et plus sont en désaccord avec cette proposition et 47 pour cent sont en accord.

Le simple fait de reconnaître qu'un diagnostic de maladie cognitive ne dérobe pas la personne de son individualité ou de ses sentiments encourage l'interaction sociale, le respect et la préservation de l'identité de la personne.

Dr Alain Robillard, neurologue de la cognition et professeur adjoint de clinique à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et à l’Université de Montréal, remet en question les perceptions courantes sur les maladies cognitives. « Le diagnostic de maladie d’Alzheimer, une fois posé, ne signifie pas automatiquement que le patient affecté cesse subitement toutes ses activités. Bien au contraire, la plupart de mes patients retournent à leurs activités régulières, mais avec une meilleure compréhension des symptômes qui les affectent. Je répète souvent qu’en sortant du bureau du médecin, le patient n’est pas plus malade qu’en y entrant. Je leur conseille de poursuivre leurs activités, c’est le meilleur moyen de faire face à cette maladie ».

Organisations: Alzheimer, Société Alzheimer, Hôpital Maisonneuve-Rosemont Université de Montréal

Lieux géographiques: Nanos

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires