Énergie éolienne - Croissance annuelle moyenne de 23 % au cours des 5 dernières années

Réal-Jean
Réal-Jean Couture
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L'année 2015 marque une autre excellente année pour l'éolien au Canada. En effet, l'Association canadienne de l'énergie éolienne (CanWEA) annonce que le pays s'est classé au septième rang mondial au chapitre de la puissance éolienne installée, avec un total de 11 205 MW, et au sixième rang mondial en ce qui concerne la nouvelle puissance ajoutée.

L'énergie éolienne est l'objet de constats intéressants.

Au cours de la dernière année, le Canada a augmenté sa puissance installée de 1 506 MW grâce à la mise en service de 36 projets, dont 23 sont détenus au moins en partie par des communautés autochtones, des municipalités ou des intérêts locaux. L'éolien a répondu à environ 5 pour cent des besoins en électricité du pays, une production suffisante pour alimenter plus de trois millions de foyers.

« Non seulement l'énergie éolienne a-t-elle poursuivi sur sa lancée en étant la source de production d'électricité la plus mise en service au Canada pour une cinquième année consécutive, explique Robert Hornung, président de CanWEA, mais elle a également enregistré une croissance annuelle moyenne de 23 pour cent depuis cinq ans (soit une moyenne de 1 438 MW par année). »

L'Ontario demeure le chef de file au Canada pour la taille et la croissance de son marché avec l'ajout de 871 MW en 2015, ce qui porte sa puissance installée totale à 4 361 MW. Grâce aux contrats signés et aux achats prévus dans le cadre du nouveau processus d'approvisionnement pour les grands projets d'énergie renouvelable, plus de 2 000 MW supplémentaires doivent être mis en service dans les prochaines années.

Le Québec, deuxième marché de l'éolien au pays, arrive également au deuxième rang en ce qui concerne la nouvelle puissance installée grâce à l'ajout de 397 MW en 2015, pour un total de 3 262 MW. Cette puissance provient notamment du plus grand projet en plusieurs phases jamais réalisé au Canada : le parc éolien de 350 MW de Rivière-du-Moulin. Une première phase de 150 MW a été mise en service en 2014 et une deuxième phase de 200 MW, en 2015. La province ajoutera par ailleurs 700 MW à cette puissance au cours des deux prochaines années.

La Nouvelle-Écosse compte maintenant sur une puissance installée de 552 MW grâce à l'ajout de 186 MW en 2015, dont une partie provient d'un des plus grands projets éoliens détenus par une municipalité au Canada (le parc éolien de 14 MW de Sable Wind). La puissance installée actuelle de la région de l'Atlantique atteint donc un total de 1 104 MW (294 MW au Nouveau-Brunswick, 204 MW à l'Île-du-Prince-Édouard et 55 MW à Terre-Neuve). Fait intéressant, l'éolien répond à environ 40 pour cent des besoins en électricité de l'Île-du-Prince-Édouard et à près de 10 pour cent de ceux de la Nouvelle-Écosse.

L'Alberta, troisième marché de l'éolien au pays avec une puissance installée de 1 500 MW, a procédé à l'ajout de 29 MW en 2015. Mais la province s'est surtout démarquée, en novembre dernier, par son engagement à remplacer les deux tiers de l'électricité produite au charbon par de l'énergie renouvelable. Sa puissance installée devrait donc augmenter de plusieurs milliers de mégawatts au cours des 15 prochaines années.

De même, la Saskatchewan a augmenté sa puissance installée de 23 MW en 2015 et s'est engagée, en novembre, à passer de 221 MW de puissance installée à plus de 2 000 MW d'ici 2030. Le lancement du premier processus d'approvisionnement supplémentaire d'énergie éolienne est prévu en 2016.

La puissance installée en Colombie-Britannique est quant à elle demeurée stable en 2015, se chiffrant à 489 MW, tout comme celles du Manitoba à 258 MW, des Territoires du Nord-Ouest à 9 MW et du Yukon à près de 1 MW.

Six fabricants d'éoliennes, tous membres de CanWEA, ont fourni la technologie liée à la nouvelle puissance installée en 2015. En tête de liste se trouvait Siemens Canada, représentant près de 50 % des éoliennes, suivie de Senvion Canada, GE Énergies renouvelables, ENERCON, ACCIONA Windpower et Vestas Canada.

« Les nouveaux projets éoliens mis en service au Canada en 2015 représentent un investissement de plus de trois milliards de dollars, affirme M. Hornung. L'énergie éolienne stimule la croissance et la diversification de l'économie dans plus de 100 collectivités rurales du Canada grâce aux revenus de location, à l'impôt foncier et aux ententes établies avec les communautés d'accueil. »

Selon le rapport publié en novembre par la société financière américaine Lazard, le coût de l'énergie éolienne a chuté de 60 pour cent au cours des six dernières années; l'éolien se compare donc avantageusement au plan des coûts avec toutes les autres sources de production d'électricité mises en service à l'heure actuelle. Cette tendance à la baisse devrait se poursuivre, alors que les coûts du gaz naturel - le principal concurrent de l'éolien dans la plupart des marchés au Canada - seront exposés à la fluctuation du prix de la ressource et de celui du carbone.

« Selon les projections, nous prévoyons l'ajout d'au moins 1 000 MW au Canada en 2016, soutient M. Hornung. Les récentes politiques adoptées en Alberta et en Saskatchewan montrent clairement que les perspectives de croissance de l'éolien restent fortes, même au-delà de 2016. »

 

Organisations: Siemens Canada, ENERCON, ACCIONA Lazard

Lieux géographiques: Canada, Nouvelle-Écosse, Ontario Alberta Québec Saskatchewan Rivière-du-Moulin Région de l'Atlantique Nouveau-Brunswick Terre-Neuve Colombie-Britannique Manitoba Territoires du Nord-Ouest Yukon

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  • Daniel Bérubé
    13 janvier 2016 - 13:39

    Enfin ! Du positif concernant l'éolien ! Durant si longtemps, cette énergie fut dilapidé par bon nombre comme de quoi c'était de l'argent "jeté dans le feu" ! De plus, le projet éolien mis en place dans la Mitis rapporte plus que prévu, et rapporte donc ainsi aux municipalités ayant investie dans le domaine, où Michel Côté (ex-préfet de la Mitis) a consacré temps et efforts comme pas un pour la mise en place de ce programme. Nous devrons un jour lui en manifesté notre reconnaissance ! Et... comme plusieurs l'on sûrement entendu: l'éolien ne représentait pas 50% de la hausse des coût de l'électricité mais environ 25%... certains aiment jouer avec les chiffres parfois, car il est reconnu depuis longtemps que l'on peut faire dire ce que l'on veux aux chiffres !

    • steve
      13 janvier 2016 - 14:27

      Désolé mais c'est une fausse économie que les clients d'Hydro-Québec subventionnent à grand frais par des coûts qui lui sont refilés. Personnellement nous n'avons pas besoin de ça. Nous payons trop cher l'électricité produits et c'est le privé qui empochent l'argent. C'est incroyable comme mauvais choix d'affaires. De la pur propagande. En Europe c'est le même constat. Une propagande des cimenteries tout comme celle faite afin d'avoir des routes recouverte de ciment.

    • Daniel Bérubé
      18 janvier 2016 - 14:26

      @ Steve C'est le privé qui empoche l'argent... je considère qu'une MRC ou une municipalité ce n'est pas du privé, car l'argent revient au gens du milieu qui aidera à réduire leurs taxes et/ou autres frais municipaux. Vous dites: nous payons trop cher l'électricité produite... c'est que nous sommes gaté par l'électricité à 0.05 cents Kw/h, venant de barrages hydro-électrique construit dans les années '60 et que tout étant payé permet des tarifs semblables. Aller voir dans les autres provinces, aux USA, à New-York par exemple. vous verrez la différence... chose certaine, si vous chauffez électrique, c'est la méthode la plus dispendieuse, et remarquez bien qu'il n'y a qu'au Québec que l'on trouve tant de chauffage électrique dans les maisons. Dans les autres milieux, ce n'est pas des plinthes électrique qu'on ajoute comme ici, mais ont voit a mieux isoler les maisons, entre autres... Entre autre, l'électricité éoliennes est devenu moins cher que les centrales au gaz ou nucléaire, ce qu'on vient juste d'arrêter ici au Québec!

    • Daniel Bérubé
      18 janvier 2016 - 14:34

      De plus, dites-vous bien que le nord est la partie du globe qui se réchauffe le plus rapidement, faisant en sorte que les barrages hydro-électrique vont possiblement baisser en rendement dans les années à venir, car une partie des barrages se remplissent actuellement avec de la neige datant parfois de plusieurs siècles, et qui ne sera plus dans quelques années... Alors ont fera quoi? Construire des centrales nucléaires ? D'autres barrages ? Combien coûterait aujourd'hui un nouveau Manic V, ou Baie James ? ou au gaz ? Le coût des énergies sera à revoir à la hausse, avec la diminution d'utilisation des énergies pétrolières... si vous croyez au réchauffement climatique, ce ne sera pas l'idéal. Alors vaut mieux apprendre a diminuer nos dépenses énergétique si l'on veut sauver quelque part !