«Braver les engelures contre les coupures » - Jean-François Lévesque

Chantale
Chantale Arseneault
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

RIMOUSKI. Dimanche 7 février, - 12 degrés à Rimouski, parents et enfants, éducatrices, politiciens et syndicalistes ont bravé le froid pour dire non aux compressions de 120 M$ que compte imposer le gouvernement libéral pour l’année 2016-2017 dans les Centre de la petite enfance. Ils joignent ainsi leurs voix au mouvement national.

L’inquiétude est à son maximum dans l’entourage des Centres de la Petite enfance. (CPE) « À quoi jouent-ont M. Couillard, M. D’Amour ? Qui a décidé de jouer avec les services en CPE ? Avec les impôts des parents utilisateurs ? Je ne crois pas que ce soit nous. Nous jouons à « Serpent et échelles » depuis 10 ans, nous cumulons les serpents pour en arriver presqu’à la case départ ! »

Jean-François Lévesque est président du CPE de Rivière-du-Loup et père de trois enfants, Édouard, Flavie et Bastien. « Pourquoi j’aime mon CPE ? Parce que mes enfants y sont bien. Je ne me sens pas rassuré quant à l’éducation de mes enfants et de leur avenir. Leur épanouissement est directement lié à l’esprit de famille qui se développe en CPE et comme vous le savez si bien les câlins de départ. Soyons responsables ! Pourquoi ne pas transformer les 120 M$ de coupures en 60 M$ d’investissement ? Soyons visionnaires ! »

Ancien directeur de cabinet au ministère de la famille, le député péquiste Harold Lebel a participé à la mise en place des CPE. Il craint le pire. « Le gouvernement ne comprend pas. C’est des éducatrices qui aident nos jeunes, qui leur permettent d’enrichir la communauté. Ça touche beaucoup de facettes de notre communauté. Un CPE n’est pas que des gardiennes, c’est l’économie de la société. »

« On est à Maria, à Gaspé et Matane et également les Îles de la Madeleine On stagne depuis l’automne passé. On a des fausses rumeurs qu’il y a des avancements, mais il n’y en a pas. Il n’y a pas eu de perte d’emplois encore, mais des diminutions d’heures de travail. La prochaine étape, si le gouvernement ne revient pas sur sa décision, c’est que la qualité des repas servis aux enfants sera diminuée et des éducatrices perdront leur emploi », confirme Hélène Blanchet, directrice générale du Réseau des services à la petite enfance de l’Est-du-Québec.

Organisations: Réseau des services

Lieux géographiques: Rivière-du-Loup, Maria, Gaspé Matane Îles de la Madeleine On

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires