Les producteurs de bois privés peuvent couper plus de bois

Alexandre
Alexandre D'Astous
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Le directeur général du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, Charles-Edmond Landry.

RELANCE. Preuve que la reprise est bien installée dans l'industrie forestière, les propriétaires de boisés privés du Bas-Saint-Laurent peuvent maintenant couper plus de bois, car ils ne sont plus assujettis à respecter un contingent.

Les négociations avec les partenaires industriels sont suffisamment avancées et intéressantes pour permettre au Syndicat des producteurs forestiers de mettre en place cette nouvelle façon de faire. « Vous pouvez être sûr qu'on va pouvoir livrer tout le bois qui sera produit. Les producteurs n'ont plus de contingent à respecter, mais ils doivent respecter leur possibilité forestière. Les coupes à blanc sont interdites», explique le directeur général du Syndicat, Charles-Edmond Landry.

L'année 2014 s'est terminée par une augmentation de 3,75 % des quantités de bois transigées par l'agence de vente du Syndicat. En valeur, la production globale est passée de 43,05 M $ à 46,07 M $, ce qui est encore loin des 66 m $ de 2005, avant le début de la crise. «Pour 2015, la demande est en hausse pour toutes les essences de bois. Nous prévoyons mettre en marché au moins 167 500 tonnes métriques humides de bois, 41 000 tonnes de plus qu'en 2014. L'objectif du Syndicat est toujours d'obtenir les meilleurs prix pour ses producteurs», précise le coordonnateur à l'information, Richard Saindon.

En 2014, le Syndicat a développé un nouveau marché du côté des États-Unis avec la compagnie JM Huber, au Maine et les livraisons devraient augmenter cette année. «Nous avons déposé au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard, un projet d'avenir de la forêt privée. En tant que plus importante région de forêt privée au Québec, nous avons voulu faire valoir qu'il est possible d'augmenter significativement la récolte de bois de la forêt privée. «L'an dernier, les coupes représentaient à peine 48,5 % de la possibilité forestière. En augmentant la récolte de 0,8 à 1,5 million de mètres cubes, cela permettrait de générer des retombées économiques additionnelles de 160 m $ sur trois ans et de créer l'équivalent de 1 700 nouveaux emplois», précise M. Landry.

Le dossier des deux usines de production de granules et de biocharbon à Causapscal et Saint-Jean-de-Dieu accusent quelques semaines de retard, mais il n'y aurait pas lieu de s'inquiéter. « Les études de faisabilité ont été plus longues que prévu, mais ça va bien, le plan d'affaires est actuellement en préparation», indique M. Landry. Le financement du projet nécessitant des investissements de 50 M $ par usine va commencer sous peu.

Organisations: Syndicat des producteurs forestiers, JM Huber, Parcs

Lieux géographiques: États-Unis, Maine, Québec Causapscal

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