L'économie en bref

Réal-Jean
Réal-Jean Couture
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Indice des prix des services du commerce de gros, troisième trimestre de 2015, l'inquiétude des manufacturiers et exportateurs québécois quant à la capacité du Québec à attirer des investisseurs, et les manufacturiers ont profité d'autre part de la conjoncture pour baisser leurs stock. Voilà trois des sujets de ces nouvelles touchant le milieu économique en ce 16 février 2016.

L'indice des prix des services du commerce de gros au T3 de 2015,

L'Indice des prix des services du commerce de gros (IPSCG) a légèrement reculé de 0,2 % au troisième trimestre. Les marges ont diminué dans cinq des huit principaux secteurs, alors qu'elles ont augmenté dans les trois autres secteurs.

Les grossistes de pétrole et de produits pétroliers (-5,3 %) ont enregistré la plus forte baisse, en raison du recul des prix de vente plus marqué que celui des prix d'achat. Une diminution des marges a été observée pour le pétrole brut, le gaz naturel et le diesel.

Les grossistes de machines, de matériel et de fournitures (-0,7 %) ont enregistré la deuxième baisse en importance, en raison de l'importance relative élevée du secteur dans l'indice. Le recul trimestriel était attribuable aux diminutions enregistrées en septembre, les marges s'étant entièrement rétablies en août après avoir affiché une baisse en juillet.

Les marges des grossistes de matériaux et de fournitures de construction (-0,1 %), des grossistes de véhicules automobiles et de leurs pièces (-0,1 %) et des grossistes de produits divers (-0,3 %) ont aussi diminué.

La baisse de l'IPSCG a toutefois été atténuée par une augmentation des marges observée chez les grossistes de produits alimentaires, de boissons et de tabac (+1,8 %). À ce titre, les grossistes de poissons et de produits de la mer (+10,2 %), de viande rouge et de produits de la viande (+4,9 %) et d'autres gammes spécialisées d'aliments (+4,6 %) ont affiché une augmentation de leurs marges. En raison d'un approvisionnement restreint attribuable à un hiver et à un printemps plus froids en 2015 dans le Maine et d'une hausse de la demande mondiale, les prix et les marges des homards ont augmenté.

L'augmentation des marges des grossistes d'articles personnels et ménagers (+0,3 %) et de produits agricoles (+0,7 %) a aussi atténué la baisse.

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Inquiétude face à la capacité du Québec à attirer les investisseurs

Les manufacturiers et exportateurs québécois craignent que l'incertitude autour du projet Anticosti ait un effet négatif sur les investisseurs et l'afflux de capitaux étrangers dans les grands projets de développement économique.

« Au-delà du secteur pétrolier, il ne doit y avoir aucune incertitude quant à la volonté du gouvernement du Québec de faire du développement économique sa priorité absolue.  Les investisseurs doivent en toute confiance soutenir les grands projets. Ils doivent être rassurés. La chute du titre de Pétrolia reflète leurs craintes », a dit le président Éric Tétrault.

Au moment où l'économie du Québec est en faible croissance, les manufacturiers québécois veulent participer aux grands projets, et exporter davantage. Ils ont besoin d'une économie en santé et de grands projets.

Le Québec peut et doit devenir un exportateur de classe mondiale, dans un contexte de libéralisation de plus en plus grande des échanges commerciaux à travers les traités et ententes signés par le Canada récemment.

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Canada : les manufacturiers ont profité d’une importante hausse de leurs ventes pour réduire leurs stocks

Les ventes des manufacturiers ont augmenté de 1,2 % en décembre, soit un gain identique à celui répertorié en novembre. Exprimées en termes réels, les ventes des manufacturiers canadiens sont en hausse de 1,3 % en décembre. Le volume de ventes a augmenté cumulativement de 2,4 % dans les deux derniers mois de l’année. On peut donc espérer que la vitalité de la demande américaine et la dépréciation du huard commencent à porter fruit. Cela dit, la disette survenue dès la mi‑2014 avait poussé plusieurs manufacturiers à accroître leurs stocks. Dans ces conditions, il est normal que l’accélération des ventes des manufacturiers soit accompagnée dans un premier temps par un certain déstockage. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit en décembre alors que la hausse du volume des ventes s’est faite par le truchement d’une réduction équivalente des stocks. (Études économiques Desjardins)

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Les devises s’ajustent à l’inquiétude ambiante

À certains égards, l’inquiétude régnant actuellement sur les marchés apparaît exagérée et un vent plus optimiste pourrait rapidement s’installer. Nous prévoyons encore une poursuite de la croissance économique aux États‑Unis, ce qui conduirait la Réserve fédérale à augmenter de nouveau ses taux directeurs en 2016, probablement à deux reprises. Ce scénario milite pour un retour en force du dollar américain au cours des prochains trimestres. Les gains récemment réalisés par plusieurs devises au détriment du billet vert pourront difficilement être conservés. Le huard pourrait redescendre sous 0,70 $ US à court terme. (Études économiques Desjardins)

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Lieux géographiques: Québec, Maine, Canada

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