L'hôpital aurait fourni les soins d'urgence à la mère

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Accouchement ayant mal tourné en Beauce

SAINT-GEORGE. L'Hôpital de Saint-Georges aurait fourni les soins médicaux d'urgence à Marie-Suzie Dufresne, une mère haïtienne qui a perdu son bébé alors qu'elle était en visite en Beauce, si elle s'était présentée à celui-ci au lieu d'accoucher dans un logement à Saint-Georges, le 8 décembre dernier.

L'hôpital aurait fourni les soins d'urgence à la mère

«Lorsque la vie de la personne est en danger, il faut toujours prioriser de donner les soins. C'est le cas ici et partout ailleurs au Québec. Après cela, on verra au niveau administratif ou au volet financier», précise la chef du Service des communications externes et des relations publiques au Centre intégré de santé et services sociaux de Chaudière-Appalaches (CISSSCA), Geneviève Dion.

Lors d'une récente entrevue, cette mère haïtienne, de passage en Beauce, racontait que l'hôpital lui exigeait une somme de 4400$ en dépôt avant d'avoir accès à un médecin. Sans cet argent, la dame de 31 ans n'a pas été à l'hôpital lorsque sa grossesse s'est déclenchée 10 jours plus tôt que prévu. Cet accouchement s'est soldé par le décès de sa fillette.

Devoir d'informer les coûts

Mme Dion, également à la Direction des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques, confirme qu'il est du devoir de la fonctionnaire d'informer les gens non couverts par la régie de l'assurance-maladie et toute assurance privée des règles et des coûts des soins planifiés comme une grossesse notamment.

«Il est possible d'avoir des arrangements lorsque c'est plus difficile financièrement. Les employés au service de finance informe des coûts, mais ce ne sont pas eux qui déterminent s'ils ont besoin de services cliniques. Si entre-temps, il y a situation d'urgence, c'est le personnel médical qui prend les décisions appropriées», rappelle Mme Dion précisant qu'il s'agit de cas très rares.

Soulignons que l'enquête de la Sûreté du Québec avait conclu à une mort naturelle de l'enfant. Aucune accusation criminelle n'a été déposée dans ce dossier.

Organisations: Service des communications externes et des relations, Sûreté du Québec

Lieux géographiques: Beauce, Québec, Chaudière-Appalaches

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Derniers commentaires

  • Claude Quenneville
    30 décembre 2015 - 17:22

    Si l'enfant avait survécu, il aurait eu la nationalité québecoise; comme on ne sépare ps un enfant de sa mère, celle-ci aurit été autorisée à rester.... vous voyez la suite maintenant!!!

    • Daniel Bérubé
      05 janvier 2016 - 14:04

      Donc, il vaut mieux laisser un enfant mourir que le voir vivre dans la nationalité Québécoise... car il n'a pas ses papiers et ses cartes lui donnant permission de vivre... Ma fierté d'être Québécois se transforme lentement en honte face à certains ou certaines...