[Extrait vidéo] Une autre bataille syndicale débute

Pierre
Pierre Michaud
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Après un épisode de trois mois où les employés du secteur public ont été fortement mobilisés, la CSN amorce une autre bataille syndicale, cette fois auprès des municipalités et villes qui emploient des syndiqués.

La Fédération des employés et employées de services publics (FEESP) regroupe plus de 300 membres au Bas-Saint-Laurent et craint de voir ceux-ci subir d'importants reculs avec la mise en œuvre prochaine du Pacte fiscal municipal conclu en septembre dernier, mais qui n'a pas encore force de loi. Selon le vice-président de la FEESP, Yvon Godin, sous la pression exercée par les Villes de Montréal et de Québec, le gouvernement libéral a accepté de donner le droit aux municipalités de fixer les conditions de travail de leurs employés.

@ST:« Bec et ongles »

@R:« C'est sûr que nous allons mobiliser les membres si cela s'avère nécessaire. Nous allons nous défendre bec et ongles contre ces dispositions si elles viennent affecter notre droit fondamental de négocier nos conditions de travail. Les conventions collectives en vigueur ont été négociées de bonne foi et entre deux parties consentantes », affirme-t-il. Il faut dire que le fameux Pacte implique des pertes de 300 M $ pour les municipalités et villes qui pourraient être tentées d'en récupérer une partie à même les conventions collectives.

« Même si le projet de loi n'est pas encore déposé, la FEESP-CSN s'inquiète des dispositions qui pourraient s'y retrouver et qui visent le processus de négociation collective. Droit de lock-out ou décret, toutes les possibilités sont envisagées par Québec et il s'agit d'un affront majeur et potentiellement anti-constitutionnel, comme la loi 15 sur les régimes de retraite », déplore le président, Denis Marcoux.

« Au Bas-Saint-Laurent, au moins 315 emplois sont touchés par ce projet de loi. Si des grèves ont déjà marqué notre histoire, ce pacte fiscal ne vient que saper notre rapport de force et inciter l'employeur à négocier de mauvaise foi, puisqu'il pourrait avoir toujours le dernier mot », conclut la vice-présidente du Conseil central Bas-Saint-Laurent de la CSN, Ginette Pelletier.

Organisations: Fédération des employés, Bas-Saint-Laurent de la CSN

Lieux géographiques: Québec, Villes de Montréal

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Derniers commentaires

  • steve
    14 janvier 2016 - 14:38

    Ils ont juste à aller dans le privé. Ils vont déchanter assez vite. Je ne l'ai est pas en pitié. Plusieurs services pourraient être privatisés que nous aurions un meilleur service sans leurs petites revendications. Personnellement je ne suis plus capable de les entendre. Ça ne termine jamais. Il y a des limites à toujours demander et d'avoir un discours en contre parti de social. Ils ne pensent aucunement au social. Ils ne pensent qu'à leur poche.