Pour une deuxième année, tout au cours de la semaine du 13 au 17 février, le milieu de l’éducation, celui des affaires et du secteur socioéconomique unissent leurs forces afin de sensibiliser les jeunes à l’importance de persévérer dans leurs études.
Bien que plusieurs actions aient été menées depuis 2006, la directrice du Carrefour jeunesse emploi de Matane, Renée Belzile, indique qu’il ne faut pas baisser les bras et continuer de travailler pour inciter les 16-24 ans sans diplôme à reprendre le chemin des études, ce qui favorise aussi leur intégration sociale.
« Des priorités d’actions concertées sont nécessaires », dit-elle, en précisant que la Semaine de persévérance scolaire en est un bel exemple, car la réussite à l’école ne repose plus uniquement sur le milieu de l’éducation, mais sur toute la communauté.
Elle indique que les employeurs doivent donc se montrer sensibles au phénomène travail-études, lors que vient le temps d’embaucher des jeunes.
Le préfet de la MRC de Matane, Pierre Thibodeau, abonde dans le même sens en mentionnant que pour les plus petites collectivités, notamment, l’éducation « fait toute la différence ».
La directrice du Centre local d’emploi de Matane, France Caron, souligne l’urgence de s’attaquer à ce défi collectif, car l’abandon scolaire est un véritable fléau. Rappelant que la demande de main-d’œuvre ne cesse d’augmenter, elle soutient que les jeunes doivent d’abord se concentrer sur l’obtention de leur diplôme, et ce, malgré les offres alléchantes qui se présentent. « La formation est nécessaire », assure-t-elle, en ajoutant que le CLE dispose de ressources et d’un service d’accompagnement pour aider ceux qui désirent reprendre leurs études.
Elle est aussi d’avis que cet effort de stimulation doit commencer dès le primaire.
Mario Dugas de la Commission scolaire des Monts-et-Marées (CSMM) note que la réussite et la persévérance scolaire font partie intégrante d’un plan stratégique et que chaque école à le devoir de développer des mécanismes pour trouver des solutions.
Il rappelle aussi que de 2007 à 2010, le taux de décrochage scolaire à la CSMM, pour les élèves du secondaire, a varié de 12 à 15 %, ce qui est inférieur à la moyenne québécoise, qui se situe, pour la même période entre 17 et 20 %. S’appuyant sur ces données, on précise aussi que le taux de décrochage du côté des garçons a grandement régressé, passant de 81 à 41 % pour la période 2002-2009.
Mario Dugas indique que le taux de réussite à la commission scolaire est passé de 51 % en 2002 à 66 % en 2005. Au Québec il était de 63 % en 2005.
Devant ses résultats, il estime qu’il est primordial de continuer de véhiculer le message et de favoriser la diplomation des moins de 20 ans en misant sur des ententes entre commissions scolaires et en relançant les jeunes décrocheurs pour qu’ils reprennent où ils avaient laissé.




















