La chef du Parti québécois Pauline Marois a complété une première tournée gaspésienne aujourd’hui à Sainte-Anne-des-Monts, et, au terme d’une rencontre privée avec plusieurs élus de La Haute-Gaspésie, elle a réaffirmé, comme elle l’avait fait quelques heures plus tôt à Percé, qu’elle proposera si elle est élue le 4 septembre, un plan de développement pour la Gaspésie.
Si les élus de La Haute-Gaspésie ont présenté une longue liste de propositions touchant les secteurs de la santé, de l’occupation du territoire, du développement économique et de la lutte à la pauvreté, Pauline Marois n’a pas hésité à dire que son plan s’inscrira dans la foulée du plan de relance élaboré par Bernard Landry au tournant des années 2000.
« Je crois qu’il en est la continuité », a précisé la chef du Parti québécois, en soulignant que si celui de son prédécesseur a permis le développement du secteur éolien, celui qu’elle propose prendra en compte les nombreux projets soumis par les élus, notamment ceux de La Haute-Gaspésie, car ils n’exigent pas des investissements majeurs.
« Je crois que ça exige une coordination majeure du gouvernement et celui du Parti québécois le fera », assure Pauline Marois, en ajoutant qu’il y aura des fonds et du soutien disponibles.
Elle ajoute qu’il est fondamental que les initiatives proviennent du milieu, tout en indiquant que certains projets d’infrastructures se devront se réaliser selon les programmes gouvernementaux qui existent, tandis que d’autres pourront bénéficier de la Banque de développement économique du Québec que son parti entend créer.
Interrogée au sujet des nouvelles normes de l’Assurance emploi qui auront des effets significatifs sur l’économie régionale, Pauline Marois s’est empressée de dire que son parti s’est vivement opposé à la Loi C-38 alors que le gouvernement actuel plie l’échine devant Ottawa. « Nous faisons partie d’une coalition qui travaille au rapatriement de l’Assurance emploi au Québec et nous travaillons très fort », dit-elle.
Dans le dossier de la pêche, où Ottawa espère rationaliser la flotte, Pauline Marois estime qu’il faut négocier avec le fédéral, mais qu’un Québec souverain permettrait de mieux gérer ce secteur d’activité.
Quant à savoir si la nouvelle carte électorale influencera le scrutin, la chef péquiste avoue que la donne risque de changer, mais invite les électeurs à opter pour un gouvernement intègre et soucieux des régions du Québec.










