Le contraire eut été étonnant. Les Jardins de Métis connaîtront vraisemblablement une baisse d’environ 15% de leur clientèle pour la saison qui se termine le 3 octobre prochain. Eut été étonnant dans la mesure où on note une diminution générale du tourisme dans les régions du Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.L’an dernier, les Jardins de Métis avaient attiré un tout petit plus que 60 000 personnes alors que cette saison il ne serait pas du tout surprenant que ce chiffre chute à 50 000 affirme son directeur général, Alexander Reford.
Les pires mois de la saison ont été ceux de juillet et d’août avec une baisse de 15 à 20% mais heureusement juin a sauvé les meubles et septembre s’annonce plutôt excellent.
« Pour faire nos frais, nous devons à tout prix attirer au moins 60 000 visiteurs. Par contre, il est clair que voyant ce qui nous pend au bout du nez, nous diminuons substantiellement les dépenses » de dire monsieur Reford.
Les raisons qui expliquent la baisse de la clientèle aux Jardins ou dans les différents parcs de la région sont les mêmes que pour les autres attraits touristiques : la température maussade de l’été, le coût de l’essence qui fait toujours un bond « capricieux » au moment où s’enclenche « l’été », le départ de plusieurs Québécois des grands centres vers les plages du Maine ou d’ailleurs et, évidemment, la parité du dollar canadien avec celui du dollar américain.
La clientèle des Jardins de Métis, malgré tout, provient à 75 à 80% du Québec. «D’une certaine façon, cela nous nuit parce que nous devenons trop dépendants de ce marché. Quand les touristes des grands centres décident d’aller ailleurs pour assister aux spectacles d’envergure internationale commandités par…l’État, nous en payons le prix dans les régions du Québec ».
Alexander Reford note également que la clientèle en provenance des États-Unis est en perte de vitesse depuis…2002. « Hasard ou pas, c’est l’année qui a suivi l’attaque contre les tours du World Trade Center » ajoute-t-il.
Pour rectifier le tir, la Corporation Tourisme Mitis croit qu’il faut mettre en œuvre les projets importants qui sont sur la table dans La Mitis. « Nous devons agir rapidement, efficacement et de façon concertée » dit monsieur Reford qui assume la présidence de Tourisme Mitis, précisant que « ceux qui se positionnent sont généralement protégés contre les fluctuations du marché ».
Alexander Reford ne désespère pas pour l’avenir mais il sent tout de même l’urgence de trouver de nouvelles formules pour attirer une clientèle changeante au fil des ans.




















