
Un jour, un Prïcois, le pasteur Clermont Deschênes et un ex-Mont-Jolien, Mario Landreville, firent connaissance tout à fait par hasard aux Îles-de-la-Madeleine. . De cette rencontre au cours de laquelle il fut fortement question de la « Perle des Antilles » (Haïti)
naîtra un orphelinat et dans le cœur d’un homme d’affaires les germes d’un amour indéfectible pour l’un des pays les plus pauvres de la terre.
Chargé de projet pour le démarrage d’une boulangerie ultra moderne à Port-au-Prince en Haïti, Mario Landreville s’est finalement associé à la construction d’un orphelinat dans le village Notre-Dame-de-Lourdes à la Croix de Bouquets, en banlieue de Port-au-Prince.
Tous les malheurs qui ont frappé Haïti ont fait des milliers de victimes et plusieurs centaines d’orphelins de leurs deux parents. Lors de ses cinq séjours là-bas, Mario Landreville a eu le privilège d’habiter chez les religieuses de la communauté des Missionnaires du Christ-Roi à Tabarre. Celle-ci parraine et aide, dans la mesure de leurs minces ressources, la Maison Notre-Dame-de-Lourdes.
« J’ai été complètement bouleversé par la misère humaine, la désolation et la détresse à la vue des installations qui servent de locaux, de service sanitaires, de dortoirs et de salles de classe. Malgré cette misère humaine quotidienne, les enfants sont chaleureux et souriants et, on le sent, ont besoin de tendresse, d’affection et d’amour » de dire celui qui parle avec tellement d’amour du peuple Haïtien.
Après une nuit mouvementée remplie d’images de tristesse, monsieur Landreville a pris la décision de s’impliquer dans la sollicitation de fonds pour la construction d’un orphelinat tout neuf dont la fondatrice est madame Maud Laurent.
Ce qui a été réalisé en moins de sept mois a étonné tout le monde dit Mario Landreville. Tous les employés affectés à la construction de l’orphelinat sont des Haïtiens, payés 10.00$ par jour, six jours sur sept. Tout se fait manuellement. La 2è phase du projet a débuté en décembre 2011 et la finition des bâtiments, dépôt, boulangerie, buanderie, salles communes, etc. a pris fin en janvier dernier.
Mario Landreville a récolté jusqu’ici plusieurs milliers de dollars et il poursuit son œuvre au Québec. « C’est la façon que j’ai choisie de remettre une partie de ce que j’ai gagnée dans ma vie. Et je le fais pour une formidable cause, soit celle d’un peuple qui veut s’en sortir et tout apprendre » ajoute-t-il.
Contrairement à ce qui est véhiculé dans certains milieux, Mario Landreville soutient que les jeunes Haïtiens ont de l’ambition. Ils vont à l’école, bien habillés et affichent toujours un large sourire. « Ils sont inspirants. Je me considère chanceux et choyé de pouvoir vivre en Haïti » lance-t-il.À Mont-Joli, Mario Landreville a été copropriétaires de la Boulangerie Landreville en compagnie de son père Albert et son frère Pierre. Aux Îles-de-la-Madeleine, il a fait revivre la Boulangerie régionale où travaillent 35 personnes. Aux îles, il a son pied-à-terre mais il ne touche aucun salaire. « la boulangerie, c’est mon bébé »!
Résidant de Drummondville, il participe à presque tous les mini marathons populaires du Québec et à plusieurs autres aux États-Unis. Tout récemment il a terminé 14è dans sa catégorie lors du mini marathon de Miami qui a attiré 25 000 coureurs. Il court environ 4 000 kilomètres par année depuis l’âge de 42 ans, lui qui en a maintenant….67!
Son ami des Îles, Clermont Deschênes, l’avait convaincu qu’il y avait de belles choses à faire en Haïti. La bonne parole du pasteur a trouvé son chemin dans le cœur d’un homme d’affaires qui a passé toute sa vie dans la profession de boulanger.
On peut joindre Mario Landreville au numéro de téléphone 819-475-1178 ou encore par courriel à l’adresse suivante : mario.landreville@cgocable.ca





















