Aménagement sylvicole: les travailleurs exigent de meilleures conditions

 Publié le lundi, 13 février 2012 15:51 - par Thérèse Martin
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Plus de 500 travailleurs sylvicoles de l’Est du Québec entreprennent des négociations pour améliorer leurs conditions de travail en forêt.

Ces travailleurs qui oeuvrent sur des terres publiques et privées ont des emplois saisonniers et sont rémunérés par forfaits. Dans la région, ils se regroupent pour revendiquer une rémunération selon un taux horaire. Représentés par le Syndicat national de la sylviculture (CSN), ces travailleurs demandent également le remboursement de leurs frais de transport et des frais relatifs à l’entretien de leur équipement. « Présentement, ils sont les seuls ouvriers de l’industrie des produits forestiers à travailler à forfait. Ils doivent aussi défrayer eux-mêmes les coûts de transport, pour se rendre sur les lieux de travail, et pour leurs équipements, y compris l’essence pour leurs outils de travail, ce qui gruge fortement leur revenu », explique Denis Pineau, coordonnateur de la négociation.

Denis Pineau, coordonnateur de la négociation, René Martel, président du syndicat, Alain Lampron, président de la Fédération de l'industrie manufacturière, et Joël Dubé, vice-président du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN). (Photo Thérèse Martin)Les travailleurs sylvicoles souhaitent conclure le renouvellement de leurs conventions collectives pour l’ouverture des camps de travail, en mai et en juin. Le président de la Fédération de l’industrie manufacturière, Alain Lampron, rappelle que l’apport des travailleurs sylvicoles est indispensable à la régénération de nos forêts. « Ce sont eux qui aménagent, protègent et restaurent nos forêts. C’est grâce à eux si cette importante et précieuse ressource peut survivre, malgré le fait qu’elle ait été si malmenée. » Ces travailleurs sont des planteurs d’arbres, des débroussailleurs et des abatteurs manuels.

Pour sa part, le président du syndicat, René Martel, ajoute que la relève est très difficile à trouver, dans ce secteur.  « Les conditions de travail souvent pénibles font que nous avons de la difficulté à trouver de nouveaux employés. La moyenne d’âge actuelle des travailleurs sylvicoles dépasse les 50 ans. Le fait qu’ils soient rémunérés selon le rendement oblige ces travailleurs à augmenter leur rythme, souvent au détriment de leur sécurité. »

Les travailleurs sylvicoles souhaitent que leur métier soit reconnu et davantage valorisé. En coordonnant leurs négociations, les travailleurs qui évoluent au sein de huit sections, dans le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et la Côte-Nord, unissent leurs forces. Les travailleurs négocieront avec les employeurs, mais ils espèrent aussi que le cadre de la nouvelle loi sur les forêts, qui amènera l’État à reprendre en main l’aménagement forestier, favorisera l’amélioration de leurs conditions de travail. 
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