La députée de Taillon et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'enseignement supérieur et de prêts et bourses, Marie Malavoy, et le député de Terrebonne et porte-parole de l'opposition officielle pour la jeunesse, Mathieu Traversy, se sont rendus au campement organisé par la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) devant les bureaux du ministère de l'Éducation à Montréal afin de signifier l'appui du Parti Québécois à leur lutte contre la hausse des frais de scolarité.
La députée de Taillon rappelle que c'est au terme d'un simulacre de consultation en décembre dernier que le gouvernement de Jean Charest a annoncé une hausse de 1 625 $ des frais de scolarité au cours des cinq prochaines années. « Le gouvernement libéral a pris la décision inacceptable de faire payer à la génération actuelle la non-indexation des frais de scolarité des dernières décennies. De plus, au lieu de réinvestir dans les universités, il se désengagera peu à peu de leur financement, laissant à la charge des étudiants le fardeau du réinvestissement », a dénoncé Marie Malavoy.Pour sa part, le député de Terrebonne déplore que le responsable des dossiers Jeunesse au gouvernement libéral, le premier ministre lui-même, ait accepté une hausse aussi drastique des frais de scolarité. « Jean Charest s'est attribué les dossiers Jeunesse en 2003 soi-disant pour en faire une priorité et devant cette hausse inconsidérée des frais de scolarité, nous sommes en droit de nous demander s'il y a véritablement quelqu'un qui se préoccupe de la jeunesse au sein de ce gouvernement. L'augmentation des frais de scolarité aura des impacts sur l'accessibilité aux études. Alors que le Québec a besoin de toute sa relève, c'est un pari très risqué que prend Jean Charest », a dénoncé Mathieu Traversy.
Les députés ont tenu à rappeler que dans son programme adopté en avril dernier, le Parti Québécois propose la tenue d'un sommet sur l'enseignement supérieur auquel participeront la communauté universitaire, les employeurs et la société civile. Ce sommet portera sur la qualité de l'enseignement, la gestion des universités, l'adéquation entre la formation et les besoins de l'économie, une formation générale de qualité ainsi que le financement du réseau des universités québécoises.
Québec solidaire dénonce la hausse des droits de scolarité universitaires
Pendant ce temps, la présidente et porte parole de Québec solidaire s’est aussi rendue devant le campement étudiant, rue Fullum, à Montréal, afin d'apporter son appui aux étudiantes en lutte contre la hausse des droits de scolarité universitaires.
« Nous avons dénoncé cette hausse dès la sortie du dernier budget Bachand, d'affirmer Françoise David. Le Québec peut se réjouir d'avoir rendu les études supérieures bien plus accessibles depuis la Révolution tranquille. Aujourd'hui, avec cette hausse projetée de 325$ par année sur 5 ans, le gouvernement Charest sabre encore une fois dans des acquis sociaux précieux. »

« On nous dit, et c'est vrai, que les universités sont sous-financées. En même temps, certains recteurs s'octroient des salaires extraordinaires. Les universités créent des antennes en-dehors de leur territoire, construisent des bâtiments neufs. Se livrent à une compétition féroce. Et on voudrait que les jeunes paient pour un manque flagrant de coordination et de coopération? », d'ajouter Françoise David.
« Finalement, si l'on veut que les professionnels-les issus des universités redonnent à la société ce qu'elle leur a apporté par l'accès à l'instruction, modifions les niveaux d'imposition et demandons un effort additionnel aux contribuables les plus riches. Voilà où doit résider la contribution des étudiants-es au financement de leurs études. L'objectif de Québec solidaire, c'est la gratuité scolaire et non l'augmentation des droits universitaires », de conclure Françoise David.




















