Québec solidaire présentera une motion de censure contre le gouvernement dans le dossier de la hausse des droits de scolarité universitaires. La motion sera débattue le mardi 28 février. Si elle était adoptée, elle ferait tomber le gouvernement. Québec solidaire devra toutefois affronter un gouvernement majoritaire, de telle sorte que sa motion a peu de chances de renverser le gouvernement et de plonger le Québec dans une élection générale i
mmédiate.Elle se lit comme suit : « Que l'Assemblée nationale retire sa confiance et blâme le gouvernement libéral pour la grave atteinte à l'accessibilité aux études et au droit à l'éducation que représente l'augmentation cumulative de 1 625 $ en frais de scolarité pour des études universitaires à temps plein. »
Cette motion est annoncée alors que dans l’Est du Québec, les étudiants de l’UQAR sont en plein vote tandis que des cégeps de l’Est et de la Côte-Nord voteront la semaine prochaine – dont Rimouski mardi prochain, le jour même où les politiciens débattront de la motion à l’Assemblée nationale.
S'inspirer des meilleurs
« Avec la hausse des frais de scolarité le gouvernement a décidé, sans véritable débat de société, d'entraîner le Québec dans le sillage de cancres de la classe en matière d'accessibilité de l'éducation que sont les États-Unis et la Grande-Bretagne, déplore le docteur Khadir, député de Québec solidaire. Nous proposons plutôt que le Québec s'inspire des meilleures de la classe dans ce domaine que sont les pays scandinaves, où la gratuité scolaire est la norme. Ces pays ont les plus hautes normes de qualité et taux de diplomation universitaires tout en maintenant les meilleurs niveaux de vie de la planète. La ministre Beauchamp devrait y réfléchir. »

Quel impact sur les plus pauvres ?
Québec solidaire interpelle également le premier ministre avec une question écrite. Cette question rappelle au premier ministre les obligations inscrites dans la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale. Cette loi prévoit que toute action gouvernementale doit être accompagnée d'une étude rigoureuse de l'impact qu'elle aura sur les plus pauvres et sur l'accroissement des écarts entre les plus riches et les plus pauvres.
Québec solidaire demande donc sur « quelles études se fonde le gouvernement pour affirmer que la hausse des frais de scolarité n'aura aucun impact sur les plus pauvres et sur l'accroissement des écarts entre les plus riches et les plus pauvres ? ».
Le gouvernement devra répondre par écrit à cette question, précise Québec solidaire.




















