À Rimouski, élimination de 23 circuits de transport scolaire le midi

Charles Lepage charles.lepage@tc.tc
Publié le 15 août 2014

Seulement pour l’année dernière, tout le transport scolaire du primaire le midi a entraîné un déficit de 130 000 $ pour la Commission scolaire des Phares.

©(Photo TC Media – Archives)

BUDGET DÉFICITAIRE. Dès la rentrée scolaire le 28 août, 23 circuits de transport scolaire utilisés par des élèves du primaire de la Commission scolaire des Phares n’existeront plus. Cette mesure touche moins de 150 élèves.

Le budget déficitaire de 2.2 M$ de la Commission scolaire des Phares pour 2013-2014 prévoyait des mesures de retour à l’équilibre. Parmi celles-ci, l’abolition d’un certain nombre de circuits de transport scolaire avait déjà été envisagée par les commissaires lors d’une réunion en mai. La décision finale a été prise lors de l’assemblée du conseil des commissaires le 12 août, réunion à laquelle une quinzaine de parents ont fait des représentations. Ce service non subventionné était offert aux étudiants depuis le début des années 80.

« Loin de combler les pertes pour ce service, les coupures annoncées représentent une mince partie de l’ensemble de ce service. Seulement pour l’année dernière, tout le transport scolaire du primaire le midi a entraîné un déficit de 130 000 $. On transporte 2000 élèves le midi et la mesure annoncée touche moins de 150 élèves. C’est une première étape ! Il faut donc prévoir que d’autres décisions seront annoncées au cours des prochains mois ou des prochaines années à propos du transport scolaire » avance Jean-François Parent, directeur général de la Commission scolaire des Phares.

Des circuits en ruralité et des circuits urbains à Mont-Joli et Rimouski sont touchés et ils ont été choisis de façon aléatoire, mentionne M. Parent. « Quand la décision a été prise par le conseil des commissaires, on a mis en place deux précautions. Premièrement, si on pense abolir un circuit, il faut qu’il soit dans une école qui offre un service de garde le midi sinon on ne l’abolira pas, car ça enlève toutes alternatives aux parents. Deuxièmement, lorsque l’école compte moins d’une trentaine d’élèves, on n’abolit pas de circuit dans ces circonstances-là », indique-t-il.

Jean-François Parent précise quelles sont les alternatives envisagées : « Les élèves touchés pourront utiliser les services d’un circuit d’autobus qui passe trois rues plus loin par exemple si les parents acceptent que l’enfant marche jusqu’à l’arrêt d’un service d’autobus qui a été maintenu. D’autres parents pourraient se regrouper et contacter eux-mêmes un transporteur scolaire dans une démarche privée au quelle la Commission scolaire n’est pas associée ».

Actuellement, les parents dont les enfants profitent du transport le midi paient en moyenne 150 $ par année pour ce service.