Jour de grève à l'UQAR demain

Thérèse Martin redaction_rimouski@tc.tc
Publié le 30 novembre 2015

Le personnel et les étudiants de l’Université du Québec à Rimouski s’unissent pour « sauver l’UQAR » et dénoncer les effets des coupes gouvernementales sur l’enseignement et la recherche.

Pour manifester concrètement cette opposition à l’austérité, les étudiants du campus de Rimouski tiendront une journée de grève mardi.

Réunis à l’Atrium de l’UQAR, étudiants, professeurs, chargés de cours et représentants du personnel de soutien ont manifesté, lundi matin, leur solidarité et ont clamé haut et fort que les politiques actuelles du gouvernement Couillard mettent en péril le présent et l’avenir de l’éducation comme de la recherche.

Le développement régional menacé

C’est à l’UQAR que l’on retrouve proportionnellement le plus grand nombre d’universitaires de première génération, au Québec. Le président de l’association étudiante, Alexandre Mazier, rappelle que l’université est une fierté régionale. Parmi les effets des coupures gouvernementales, on retrouve l’augmentation du nombre d’élèves dans les classes, la diminution de services, le non remplacement de professeurs et de chargés de cours. « Nous ne devons plus accepter ce que nous impose le gouvernement. »

Plus de 300 étudiants participent à l’avancement de la recherche. Or, les contrats de recherche sont en baisse de 30 %. L’UQAR étant la seule université dans l’Est du Québec, le personnel et les étudiants se demandent qui effectuera désormais certaines analyses essentielles, notamment celles en lien avec l’environnement.

Le président du syndicat des professeurs, Bernard Gagnon, rappelle que l’austérité en éducation prive l’UQAR de 20 postes de professeurs, de projets de recherche, d’un grand nombre de communications. « L’austérité freine le moteur du développement économique et social de la région. »

Les chargés de cours se disent également « frappés d’aplomb » par les coupures. À l’UQAR, plus de 50 % de l’enseignement de premier cycle est assuré par des chargés de cours. « L’offre de cours sera donc réduite », conclut Louise Bérubé, du syndicat des chargées et chargés de cours.

Dans l’ordre, Denis Ouellet, du syndicat des employés de soutien de l’UQAR, Louise Bérubé, du syndicat des chargés de cours, Alexandre Mazier, de l’association étudiante, Bernard Gagnon, du syndicat des professeurs et Claire Chabot, du syndicat des étudiants salariés.

©Photo TC Media - Thérèse Martin