St-Donat : la mise aux normes de l’alimentation en eau potable va coûter cher aux contribuables

Roger Boudreau redaction_rimouski@tc.tc
Publié le 24 février 2015
Claude Gagnon n’a pas envie de lâcher prise dans le dossier  de la mise aux normes  du réseau d’aqueduc  à Saint-Donat.
Gracieuseté

La mise aux normes de l’alimentation en eau potable aux 165 abonnés situés au cœur de la municipalité de St-Donat inquiète plusieurs contribuables dont Claude Gagnon qui ne se prive pas de dénoncer publiquement sinon le projet tout au moins la façon dont les élus municipaux l’ont réglé.

Mise en situation : la mise aux normes de l’alimentation en eau potable, estimée à 3,8 millions de dollars, doit répondre aux exigences du Règlement sur la qualité de l’eau potable adopté par le gouvernement en juin 2001. La municipalité a l’obligation de s’y conformer, ce qu’elle tente de faire depuis octobre 2001. Ce n’est, toutefois, qu’en mai dernier que le ministère a confirmé son admissibilité à une subvention de 2 774 759$ dans le cadre du Programme d’infrastructures Québec-Municipalités.

 

Le règlement d’emprunt adopté le 2 septembre 2014 prévoit que la partie non subventionnée des travaux sera remboursée sur une période de 20 ans et décrète que 15% du remboursement seront facturés à l’ensemble des contribuables et 85% aux 165 utilisateurs du réseau d’aqueduc. Les frais d’exploitation, eux, de la nouvelle usine de traitement seront assumés totalement par les seuls utilisateurs.

 

Claude Gagnon qui acquitte actuellement une facture municipale de 2 910.00$ - il admet que sa propriété dépasse de 70 000$ l’évaluation moyenne – pourrait avoir à débourser annuellement un peu plus de 4 000$. « Nettement exagéré ce montant dans une municipalité qui ne jouit pas de tous les services. Qui nous dit que les frais d’exploitation seront bien ceux prévus par les ingénieurs »?

 

Contribuable très intéressé par les affaires municipales et l’avenir du village qu’il habite depuis cinq ans, Claude Gagnon croit que la hausse de la facture de taxes va freiner le développement de Saint-Donat et stopper l’arrivée de nouvelles familles avec de jeunes enfants. « Je m’inquiète aussi beaucoup de la capacité de payer de plusieurs contribuables notamment les aînés et les personnes à faibles revenus » de dire monsieur Gagnon.

 

Comme il l’a fait lors de quelques séances du conseil municipal, il pose les questions suivantes : Ne pourrait-on pas retarder le projet? Est-ce que le Conseil a fait part au gouvernement de tenir compte qu’à Saint-Donat, il y a, somme toute, deux villages, celui près du Mont-Comi et l’autre comprenant à peine 350 personnes dont les 165 abonnés du réseau d’aqueduc? A-t-on assez insisté auprès du gouvernement pour faire augmenter la subvention de 82%

 

« C’est bien beau d’avoir diminué les heures d’ouverture du bureau municipal mais a-t-on songé à faire un « vrai ménage » dans l’administration municipale » ajoute-t-il.

 

Monsieur Gagnon affirme ne pas vouloir s’en prendre aux élus pour le simple plaisir de critiquer mais, soutenu par plusieurs autres contribuables, il a le sentiment que tout n’a pas été fait pour que la facture reste à un niveau raisonnable dans ce dossier

 

Une chose est claire : Claude Gagnon a la ferme intention de continuer à faire valoir sa voix au cours des prochains mois.