Des investissements de 800 000 $ pour l’innovation maritime à Rimouski

Charles Lepage redaction_rimouski@tc.tc Publié le 13 mars 2015

ÉCONOMIE BLEUE. Le premier ministre Philippe Couillard et le ministre responsable de la région Jean D’Amour ont profité de leur passage à Rimouski vendredi pour annoncer un investissement de 800 000 $ au Centre de recherche sur les biotechnologies marines (400 000 $) et à l’Institut des sciences de la mer de l’UQAR (400 00 $) pour la réalisation de deux projets d’innovation.

Le projet du Centre de recherche sur les biotechnologies marines vise à valoriser certains produits marins issus des usines de transformation des crustacés et de poissons marins. Quant au projet de l’Institut des sciences de la mer (ISMER), il vise la valorisation de la biomasse marine pour l’alimentation larvaire.

Cette visite a également permis de confirmer l’entente de principe conclue la semaine dernière dans laquelle les gouvernements français et québécois s’engagent à jeter les bases d’un Institut France-Québec pour la recherche et l’innovation, en appui au secteur maritime.

« Dans un avenir rapproché, il n’est pas exclu que d’autres initiatives puissent voir le jour dans ce secteur-là. Des projets qui nous permettront de transformer davantage nos produits et de développer les secteurs comme la mariculture et l’aquaculture. La recherche et l’innovation seront au cœur de l’économie bleue de la future stratégie maritime », a ajouté le premier ministre.

Selon Guy Viel, directeur général du Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) dont l’entreprise est déjà associée à des partenaires français comme l’Université de Brest, la création de l’Institut France-Québec contribuera à développer davantage la croissance de l’économie bleue. « 95 % des ventes de produits marins au Québec proviennent de la vente de crustacés (crevettes, crabes des neiges, homards et crabes communs). Les résidus de ces carcasses et les micros-algues permettent la création de nombreux produits à valeur ajoutée que nous pourrons développer dans le futur. Le marché mondial des biotechnologies marines devrait atteindre 4,8 G$ d’ici 2020. »

De son côté, le recteur de l’UQAR, Jean-Pierre Ouellet voit avec cette annonce une opportunité de développer ce qui existe dans ce domaine dans notre région et d’aller encore plus loin. « Au-delà de la mise à jour des connaissances et le développement de nouvelles connaissances ou le développement de partenariats de recherche, on y voit aussi des retombées potentielles pour le secteur économique », précise M. Ouelet.

Selon ce dernier, cette injection d’argent aura un effet cascade des entreprises qui participeront au mouvement et aura un effet d’attraction sur les différents programmes de Baccalauréat en biologie, de maîtrise, de doctorat et de diplôme en Gestion maritime ainsi que la maîtrise et le doctorat en Océanographie, sans oublier plusieurs autres programmes connexes comme le Développement régional, les Sciences de l’administration et les Sciences sociales qui bénéficieront de cette annonce.

Par ailleurs, des manifestants ont perturbé la visite du Premier ministre Philippe Couillard. 

 

Guy Viel, directeur général du Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM), Jean-Pierre Ouellet, recteur de l’UQAR, le premier ministre Philippe Couillard et le ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Jean D'Amour.

©Photo TC Media – Charles Lepage

Des investissements de 800 000 $ pour l’innovation maritime à Rimouski

Charles Lepage redaction_rimouski@tc.tc Publié le 13 mars 2015

Guy Viel, directeur général du Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM), Jean-Pierre Ouellet, recteur de l’UQAR, le premier ministre Philippe Couillard et le ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Jean D'Amour.

©Photo TC Media – Charles Lepage


ÉCONOMIE BLEUE. Le premier ministre Philippe Couillard et le ministre responsable de la région Jean D’Amour ont profité de leur passage à Rimouski vendredi pour annoncer un investissement de 800 000 $ au Centre de recherche sur les biotechnologies marines (400 000 $) et à l’Institut des sciences de la mer de l’UQAR (400 00 $) pour la réalisation de deux projets d’innovation.

Le projet du Centre de recherche sur les biotechnologies marines vise à valoriser certains produits marins issus des usines de transformation des crustacés et de poissons marins. Quant au projet de l’Institut des sciences de la mer (ISMER), il vise la valorisation de la biomasse marine pour l’alimentation larvaire.

Cette visite a également permis de confirmer l’entente de principe conclue la semaine dernière dans laquelle les gouvernements français et québécois s’engagent à jeter les bases d’un Institut France-Québec pour la recherche et l’innovation, en appui au secteur maritime.

« Dans un avenir rapproché, il n’est pas exclu que d’autres initiatives puissent voir le jour dans ce secteur-là. Des projets qui nous permettront de transformer davantage nos produits et de développer les secteurs comme la mariculture et l’aquaculture. La recherche et l’innovation seront au cœur de l’économie bleue de la future stratégie maritime », a ajouté le premier ministre.

Selon Guy Viel, directeur général du Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) dont l’entreprise est déjà associée à des partenaires français comme l’Université de Brest, la création de l’Institut France-Québec contribuera à développer davantage la croissance de l’économie bleue. « 95 % des ventes de produits marins au Québec proviennent de la vente de crustacés (crevettes, crabes des neiges, homards et crabes communs). Les résidus de ces carcasses et les micros-algues permettent la création de nombreux produits à valeur ajoutée que nous pourrons développer dans le futur. Le marché mondial des biotechnologies marines devrait atteindre 4,8 G$ d’ici 2020. »

De son côté, le recteur de l’UQAR, Jean-Pierre Ouellet voit avec cette annonce une opportunité de développer ce qui existe dans ce domaine dans notre région et d’aller encore plus loin. « Au-delà de la mise à jour des connaissances et le développement de nouvelles connaissances ou le développement de partenariats de recherche, on y voit aussi des retombées potentielles pour le secteur économique », précise M. Ouelet.

Selon ce dernier, cette injection d’argent aura un effet cascade des entreprises qui participeront au mouvement et aura un effet d’attraction sur les différents programmes de Baccalauréat en biologie, de maîtrise, de doctorat et de diplôme en Gestion maritime ainsi que la maîtrise et le doctorat en Océanographie, sans oublier plusieurs autres programmes connexes comme le Développement régional, les Sciences de l’administration et les Sciences sociales qui bénéficieront de cette annonce.

Par ailleurs, des manifestants ont perturbé la visite du Premier ministre Philippe Couillard.