Rimouski, lieu de la première béatification en Amérique

Thérèse Martin redaction_rimouski@tc.tc Publié le 26 avril 2015

Pionnière en éducation et fondatrice de la congrégation des Sœurs Notre-Dame du Saint-Rosaire, Élisabeth Turgeon a été béatifiée à Rimouski le 26 avril par le pape François, représenté par le cardinal Angelo Amato.

C’est la première fois qu’un représentant du pape vient célébrer une béatification en Amérique. Plus de 3 000 personnes se sont déplacées pour l’occasion et ont participé à la cérémonie à partir de trois endroits distincts : l’église Saint-Robert, la salle communautaire de l’église et la chapelle des Sœurs du Saint-Rosaire. Si une bonne partie de la foule était constituée de paroissiens rimouskois, étaient également rassemblés des gens provenant des quatre coins du Québec et du Canada, mais également d’Amérique centrale, lieu de mission pour la congrégation, et d’ailleurs dans le monde. Cardinaux, évêque, prêtres, diacres et, bien sûr, religieuses étaient en grand nombre. Le nonce apostolique du Canada, Mgr Luigi Bonazzi, était présent.

Présidée par le cardinal Amato qui a lu la lettre apostolique rendant officielle la béatification d’Élisabeth Turgeon, la cérémonie a également fait place à une homélie du cardinal Gérald Cyprien Lacroix, de Québec, qui, non sans humour, a rappelé que la béatifiée était originaire de cette région, où elle a enseigné avant de venir s’établir à Rimouski, en 1875. Elle a ensuite formé des institutrices qui ont desservi tout l’Est du Québec. « Élisabeth Turgeon incarne bien les caractéristiques qui conduisent à la sainteté », a dit le cardinal Lacroix, en parlant de « son amour gratuit, son don total et une vie d’union avec Dieu. »

Mgr Lacroix a évoqué la grande bonté d’Élisabeth Turgeon, mais également sa santé fragile et les épreuves vécues. « Elle a été la championne de la persévérance et est allée jusqu’au bout dans le don de sa vie. » Le cardinal a finalement rappelé les paroles du pape François qui décrit Mère Marie-Élisabeth Turgeon comme une religieuse exemplaire dédiée à l’enseignement et aux œuvres de charité.

Une vie courte mais intense

Celle qui a travaillé durant plus de 25 ans à la béatification d’Élisabeth Turgeon, Sœur Rita Bérubé, maintenant âgée de 94 ans, a rappelé les grands moments de la vie de la fondatrice de sa congrégation. Née en 1840 à Beaumont, Élisabeth Turgeon n’a vécu que durant six années à Rimouski avant de s’éteindre dans la jeune quarantaine, mais elle a laissé un grand héritage en éducation qui est aujourd’hui reconnu autant par l’Église que par la société civile.

Rimouski, lieu de la première béatification en Amérique

Thérèse Martin redaction_rimouski@tc.tc Publié le 26 avril 2015


Pionnière en éducation et fondatrice de la congrégation des Sœurs Notre-Dame du Saint-Rosaire, Élisabeth Turgeon a été béatifiée à Rimouski le 26 avril par le pape François, représenté par le cardinal Angelo Amato.

C’est la première fois qu’un représentant du pape vient célébrer une béatification en Amérique. Plus de 3 000 personnes se sont déplacées pour l’occasion et ont participé à la cérémonie à partir de trois endroits distincts : l’église Saint-Robert, la salle communautaire de l’église et la chapelle des Sœurs du Saint-Rosaire. Si une bonne partie de la foule était constituée de paroissiens rimouskois, étaient également rassemblés des gens provenant des quatre coins du Québec et du Canada, mais également d’Amérique centrale, lieu de mission pour la congrégation, et d’ailleurs dans le monde. Cardinaux, évêque, prêtres, diacres et, bien sûr, religieuses étaient en grand nombre. Le nonce apostolique du Canada, Mgr Luigi Bonazzi, était présent.

Présidée par le cardinal Amato qui a lu la lettre apostolique rendant officielle la béatification d’Élisabeth Turgeon, la cérémonie a également fait place à une homélie du cardinal Gérald Cyprien Lacroix, de Québec, qui, non sans humour, a rappelé que la béatifiée était originaire de cette région, où elle a enseigné avant de venir s’établir à Rimouski, en 1875. Elle a ensuite formé des institutrices qui ont desservi tout l’Est du Québec. « Élisabeth Turgeon incarne bien les caractéristiques qui conduisent à la sainteté », a dit le cardinal Lacroix, en parlant de « son amour gratuit, son don total et une vie d’union avec Dieu. »

Mgr Lacroix a évoqué la grande bonté d’Élisabeth Turgeon, mais également sa santé fragile et les épreuves vécues. « Elle a été la championne de la persévérance et est allée jusqu’au bout dans le don de sa vie. » Le cardinal a finalement rappelé les paroles du pape François qui décrit Mère Marie-Élisabeth Turgeon comme une religieuse exemplaire dédiée à l’enseignement et aux œuvres de charité.

Une vie courte mais intense

Celle qui a travaillé durant plus de 25 ans à la béatification d’Élisabeth Turgeon, Sœur Rita Bérubé, maintenant âgée de 94 ans, a rappelé les grands moments de la vie de la fondatrice de sa congrégation. Née en 1840 à Beaumont, Élisabeth Turgeon n’a vécu que durant six années à Rimouski avant de s’éteindre dans la jeune quarantaine, mais elle a laissé un grand héritage en éducation qui est aujourd’hui reconnu autant par l’Église que par la société civile.