Croissance timide mais réelle au Bas-Saint-Laurent

Thérèse Martin redaction_rimouski@tc.tc Publié le 27 août 2015

Joëlle Noreau, économiste principale au Mouvement Desjardins.

©Photo TC Media - Thérèse Martin

À l’image du Québec, le Bas-Saint-Laurent connaît actuellement une progression très lente de son économie, surtout si on la compare à celle plus vigoureuse de nos voisins du sud.

Économiste principale au Mouvement Desjardins, Joëlle Noreau effectue une tournée des régions du Québec, en collaboration avec Capital régional et coopératif Desjardins et la Caisse de dépôt. Elle était au Bas-Saint-Laurent il y a quelques jours. « Nous rencontrons les entrepreneurs pour faire le point sur l’économie. Ce qui se passe actuellement du côté des marchés boursiers fait peur à beaucoup de gens, mais il faut bien distinguer la bourse de l’économie réelle. Et pour la bourse, on parle maintenant de corrections, ce qui n’est pas une situation exceptionnelle. »

Alors qu’aux États-Unis, la croissance dans les domaines de l’emploi, de l’habitation, des investissements, des entreprises semble assez vigoureuse, la progression demeure timide au Canada. La faiblesse du dollar canadien qui descend même en bas des 80 cents américains peut favoriser nos exportations, du moins à courte échéance, de même que le secteur du transport des marchandises.

Dans un climat de restrictions budgétaires gouvernementales, madame Noreau indique que les acteurs socioéconomiques comprennent de plus en plus qu’ils ne peuvent plus compter sur l’État pour réaliser un projet, mais qu’ils doivent trouver eux-mêmes d’autres sources de financement.

Au cours des six derniers mois, plus de 30 000 emplois ont été créés au Québec. « On s’attend à une meilleure croissance pour la 2e partie de l’année. » Dans les régions, le tourisme s’avère un outil de développement solide, « surtout que les Québécois voyagent davantage à l’intérieur du Québec, en lien avec la faiblesse du dollar. De plus, des événements comme le Festi jazz, les Concerts aux îles du Bic contribuent à attirer plus de gens en région », précise l’économiste du Mouvement Desjardins.

Compétition vive entre les villes

Les villes québécoises sont devenues très compétitives lorsqu’elles espèrent attirer des investissements et des projets. « L’innovation est importante. Il faut suivre la cadence. Pour les entreprises aussi, il devient essentiel de se donner un créneau bien défini, d’innover et de se montrer avant-gardistes. »

Croissance timide mais réelle au Bas-Saint-Laurent

Thérèse Martin redaction_rimouski@tc.tc Publié le 27 août 2015

Joëlle Noreau, économiste principale au Mouvement Desjardins.

©Photo TC Media - Thérèse Martin


À l’image du Québec, le Bas-Saint-Laurent connaît actuellement une progression très lente de son économie, surtout si on la compare à celle plus vigoureuse de nos voisins du sud.

Économiste principale au Mouvement Desjardins, Joëlle Noreau effectue une tournée des régions du Québec, en collaboration avec Capital régional et coopératif Desjardins et la Caisse de dépôt. Elle était au Bas-Saint-Laurent il y a quelques jours. « Nous rencontrons les entrepreneurs pour faire le point sur l’économie. Ce qui se passe actuellement du côté des marchés boursiers fait peur à beaucoup de gens, mais il faut bien distinguer la bourse de l’économie réelle. Et pour la bourse, on parle maintenant de corrections, ce qui n’est pas une situation exceptionnelle. »

Alors qu’aux États-Unis, la croissance dans les domaines de l’emploi, de l’habitation, des investissements, des entreprises semble assez vigoureuse, la progression demeure timide au Canada. La faiblesse du dollar canadien qui descend même en bas des 80 cents américains peut favoriser nos exportations, du moins à courte échéance, de même que le secteur du transport des marchandises.

Dans un climat de restrictions budgétaires gouvernementales, madame Noreau indique que les acteurs socioéconomiques comprennent de plus en plus qu’ils ne peuvent plus compter sur l’État pour réaliser un projet, mais qu’ils doivent trouver eux-mêmes d’autres sources de financement.

Au cours des six derniers mois, plus de 30 000 emplois ont été créés au Québec. « On s’attend à une meilleure croissance pour la 2e partie de l’année. » Dans les régions, le tourisme s’avère un outil de développement solide, « surtout que les Québécois voyagent davantage à l’intérieur du Québec, en lien avec la faiblesse du dollar. De plus, des événements comme le Festi jazz, les Concerts aux îles du Bic contribuent à attirer plus de gens en région », précise l’économiste du Mouvement Desjardins.

Compétition vive entre les villes

Les villes québécoises sont devenues très compétitives lorsqu’elles espèrent attirer des investissements et des projets. « L’innovation est importante. Il faut suivre la cadence. Pour les entreprises aussi, il devient essentiel de se donner un créneau bien défini, d’innover et de se montrer avant-gardistes. »