Pas de chaîne humaine au Langevin à Rimouski en ce 1er septembre

Chantale Arseneault chantale.arseneault@tc.tc
Publié le 1 septembre 2015

Pas de chaîne humaine au Langevin à Rimouski en ce 1er septembre

©Photo TC Média Chantale Arseneault

MANIFESTATION. Les parents et les enfants de Rimouski n’ont pas emboité le pas au mouvement de protestation national JE PROTÈGE MON ÉCOLE PUBLIQUE. Seuls les médias et des représentantes syndicales s’étaient déplacés à l’école Langevin, une des 2 écoles participantes au Bas-Saint-Laurent.

Plus de 230 écoles du Québec étaient appelées à manifester à 7 h 30 ce matin dont 2 au Bas-Saint-Laurent, les écoles Langevin de Rimouski et Monseigneur-Boucher de Saint-Pascal de Kamouraska. Ce mouvement a été initié par des parents de la région métropolitaine et s’étant maintenant à presque toutes les régions du Québec. Bien qu’elles n’aient pas initié se projet de mouvement national, les représentantes syndicales n’ont pu que constater qu’il n’y aurait pas de chaîne humaine au Langevin tel que la page Facebook du groupe laissait envisager.

« C’est décevant, mais ce n’est que partie remise », indique Martine Cliche, présidente du Syndicat de l’enseignement de La Mitis.

« C’est sûr qu’on aurait voulu qu’il y ait beaucoup de parents dehors ce matin pour signifier à ce gouvernement-là qu’on est inquiets. En même temps, il y a une réalité. C’est la rentrée scolaire. Les parents qui ont plus d’un enfant étaient probablement très occupés pour les reconduire à différentes écoles. Le mouvement n’a pas été diffusé grandement non plus. On aura encore bien des occasions de se lever cette année pour sauver nos écoles publiques », ajoute Nancy Legendre, présidente du conseil centrale au Bas-Saint-Laurent.

Les compressions budgétaires du gouvernement inquiètent les gens parce qu’elles touchent les enfants en difficulté. Michel Cloutier s’était déplacé ce matin pour soutenir les parents. « Je me sens interpellé. Les enfants c’est l’avenir de notre société. Quand on fait des coupures chez les élèves en difficulté, déjà qu’il n’y avait pas assez de ressource. Je trouve ça dramatique. Le décrochage scolaire au secondaire ça commence au primaire. Ce que ça fait c’est que les parents qui ont les moyens de payer vont aller dans le primaire pis les autres ceux qui ne l’ont pas n’auront pas les services. Les enfants souvent brillants n’auront pas l’aide adéquate pour pouvoir développer le goût de l’école pis d’apprendre et devenir des citoyens accomplis. »

Aucun parent ou responsable local du mouvement JE PROTÈGE MON ÉCOLE ne s’est présenté. La rentrée scolaire s’est déroulée dans le calme dans la cour de l’école Langevin. Les cours débutaient à 9 h.

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