Le Bas-Saint-Laurent accueille 14 nouveaux médecins par année

Thérèse Martin redaction_rimouski@tc.tc Publié le 17 septembre 2015

Le nombre de médecins en formation a presque doublé en 15 ans au Québec.

©Photo gracieuseté

Environ 350 nouveaux médecins omnipraticiens sortent des universités et entreprennent leur carrière au Québec, chaque année. Le Bas-Saint-Laurent en accueille en moyenne 14.

Étant donné qu’une dizaine de médecins quittent la profession (retraite) ou la région chaque année, le chef de la direction régionale de médecine générale, le Dr Éric Lavoie, indique que le Bas-Saint-Laurent compte en moyenne quatre médecins de plus annuellement et que le nombre de médecins de famille a donc augmenté d’une quarantaine en dix ans.

Toujours au Bas-Saint-Laurent, on compte actuellement 261 médecins de famille alors que les besoins sont évalués à 290. « Il en manque donc une trentaine mais avec le temps, l’écart diminue. Au Québec, les admissions en médecine ont presque doublé en 15 ans. »

Le Ministère répartit les nouveaux médecins dans les différentes régions en fonction de la population. La Direction régionale de médecine générale tient compte des besoins des huit MRC du Bas-Saint-Laurent mais également de la capacité des hôpitaux à accepter les nouveaux médecins. « Certaines MRC ont davantage de besoins que d’autres, notamment La Matapédia. Dans Rimouski-Neigette, de 90 à 91 % des besoins sont comblés », explique le Dr Lavoie. Ça ne veut pas dire, cependant, que certains territoires ne peuvent pas être affectés temporairement par le départ d’un médecin de famille. C’est le cas, actuellement, dans le Haut-Pays de La Neigette. « La préoccupation de la prise en charge et de l’accès à un médecin de famille est au cœur des préoccupations de la gestion de la main-d’œuvre médicale de la Direction régionale de médecine générale. Même si la situation s’est améliorée depuis 10 ans, on est encore à gérer plus souvent la pénurie que la richesse. En situation de pénurie, la répartition se fait dans les MRC avec des critères d’équité objectifs en fonction du nombre d’habitants et des besoins des hôpitaux. »

Médecins à l’hôpital ou en cabinet

Le ministère de la Santé encourage actuellement les médecins à former des groupes de médecine familiale. En moyenne, les médecins omnipraticiens consacrent 40 % de leur temps au travail dans les hôpitaux. Personne ne peut cependant obliger un médecin à ouvrir un bureau ou plusieurs médecins à pratiquer en groupe. On estime qu’en moyenne, un médecin qui ouvre un bureau doit assumer des frais de 100 000 $ par année.

Le Bas-Saint-Laurent accueille 14 nouveaux médecins par année

Thérèse Martin redaction_rimouski@tc.tc Publié le 17 septembre 2015

Le nombre de médecins en formation a presque doublé en 15 ans au Québec.

©Photo gracieuseté


Environ 350 nouveaux médecins omnipraticiens sortent des universités et entreprennent leur carrière au Québec, chaque année. Le Bas-Saint-Laurent en accueille en moyenne 14.

Étant donné qu’une dizaine de médecins quittent la profession (retraite) ou la région chaque année, le chef de la direction régionale de médecine générale, le Dr Éric Lavoie, indique que le Bas-Saint-Laurent compte en moyenne quatre médecins de plus annuellement et que le nombre de médecins de famille a donc augmenté d’une quarantaine en dix ans.

Toujours au Bas-Saint-Laurent, on compte actuellement 261 médecins de famille alors que les besoins sont évalués à 290. « Il en manque donc une trentaine mais avec le temps, l’écart diminue. Au Québec, les admissions en médecine ont presque doublé en 15 ans. »

Le Ministère répartit les nouveaux médecins dans les différentes régions en fonction de la population. La Direction régionale de médecine générale tient compte des besoins des huit MRC du Bas-Saint-Laurent mais également de la capacité des hôpitaux à accepter les nouveaux médecins. « Certaines MRC ont davantage de besoins que d’autres, notamment La Matapédia. Dans Rimouski-Neigette, de 90 à 91 % des besoins sont comblés », explique le Dr Lavoie. Ça ne veut pas dire, cependant, que certains territoires ne peuvent pas être affectés temporairement par le départ d’un médecin de famille. C’est le cas, actuellement, dans le Haut-Pays de La Neigette. « La préoccupation de la prise en charge et de l’accès à un médecin de famille est au cœur des préoccupations de la gestion de la main-d’œuvre médicale de la Direction régionale de médecine générale. Même si la situation s’est améliorée depuis 10 ans, on est encore à gérer plus souvent la pénurie que la richesse. En situation de pénurie, la répartition se fait dans les MRC avec des critères d’équité objectifs en fonction du nombre d’habitants et des besoins des hôpitaux. »

Médecins à l’hôpital ou en cabinet

Le ministère de la Santé encourage actuellement les médecins à former des groupes de médecine familiale. En moyenne, les médecins omnipraticiens consacrent 40 % de leur temps au travail dans les hôpitaux. Personne ne peut cependant obliger un médecin à ouvrir un bureau ou plusieurs médecins à pratiquer en groupe. On estime qu’en moyenne, un médecin qui ouvre un bureau doit assumer des frais de 100 000 $ par année.