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Quand la récupération de matières textiles aide à la réinsertion sociale


Publié le 12 octobre 2017

Keven Côté, du Fonds communautaire Bell Cause pour la cause, et Loiuse-Anne Belzile, agente de projet, en compagnie de Michelle, une participante du plateau de travail Le Chiffonnier.

©Photo TC Media - Sonia Lévesque

MAISON DE L'ESPOIR. Une aide financière de 20 000 $ du Fonds communautaire Bell Cause pour la cause permettra à la Maison de l'Espoir de Mont-Joli d'optimiser le plateau de travail de la friperie le Chiffonnier pour étendre ses objectifs de récupération de matières textiles et d'insertion sociale à l'ensemble de la MRC de La Mitis.

Louise-Anne Belzile, agente de projet, Keven Côté pour le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause et Karine Ouellet, co-directrice par intérim de la Maison de l'Espoir lors de la remise d'un chèque symbolique.
Photo TC Media - Sonia Lévesque

Par le biais de ce plateau de travail qui a aussi une portée écologique, la Maison de l'Espoir favorise la réinsertion sur le marché du travail d'une clientèle vivant des situations d'itinérance, de fragilité mentale ou de jeux pathologiques par exemple.

« Bell Cause pour la cause fait la promotion de la santé mentale par le biais de campagnes de sensibilisation et de lutte contre la stigmatisation. On sait que la stigmatisation est un obstacle sérieux à l'intégration et à l'insertion sur le marché du travail » souligne Keven Côté au nom du Fonds communautaire Bell cause pour la cause, qui a remis au cours de la dernière année des dons à 70 organismes à l'échelle du pays.

L'aide financière servira à réaliser une étude de faisabilité pour un projet de récupération des textiles dans l'ensemble de la MRC de La Mitis. « Les participants au plateau de travail oeuvreront de la cueillette à la revalorisation des matières textiles. En plus d'aider concrètement les personnes dans leur cheminement, nous visons des retombées écologiques et économiques pour notre MRC » ajoute Karine Ouellet, co-directrice par intérim de la Maison de l'Espoir.

L'agente de projet Louise-Anne Belzile poursuit : « Il s'agit d'un projet digne de notre époque qui combine des objectifs de réinsertion professionnelle et un enjeu économique par la récupération textile et dont le  détournement de cette matière dans les lieux d'enfouissement technique est estimé à 25 000 $. »

« On n'a pas eu peur de combiner les objectifs et de multiplier les partenaires pour optimiser les retombées de ce projet » dit-elle.

Le défi consistera à mettre en place un processus fonctionnel, du début à la fin en passant par le tri jusqu'au transport, et de rallier les 16 municipalités de La Mitis autour de ce projet.

« C'est un projet qui va présenter un beau défi de concertation et de mobilisation de l'ensemble des municipalités et des partenaires de réinsertion professionnelle de La Mitis » convient madame Belzile.

Une table des partenaires sera mise en place au cours des prochains mois. Des travaux de réaménagement vont être effectués pour optimiser l'espace et pouvoir augmenter la capacité d'accueil des travailleurs.  Le plateau de travail accueille actuellement cinq personnes.