Un stade intérieur serait accueilli à bras ouverts par le milieu sportif


Publié le 20 mars 2017

Plusieurs villes au Québec sont dotées de stades intérieurs comme celui-ci, situé à Beauport.

©Photo TC Media – Jean-Manuel Téotonio

INFRASTRUCTURES. Maintenant que le projet de complexe sportif glaces-piscines est confirmé à Rimouski, la Ville entend maintenant s'attaquer à d'autres dossiers d'infrastructures sportives. L'idée d'un stade couvert abritant un terrain de soccer/football sourit à des organismes sportifs locaux.

Le maire Marc Parent a confirmé que des démarches de consultation se mettront en marche sous peu, auprès des intervenants du milieu sportif. Entre temps, il y a lieu de croire que les besoins pour ce type d'infrastructure sont bien présents. Au Club de soccer Fury, un terrain intérieur permettrait la pratique du sport sur quatre saisons.

On est vraiment à pleine capacité. Maxime Fournier

« Nous sommes limités en hiver. Par exemple à notre académie, nous avons des groupes de 25 jeunes. Vingt-cinq au gymnase Claire-L'Heureux-Dubé, je confirme que c'est assez serré. On réussit à bien faire, mais on est vraiment à pleine capacité. Même chose pour nos sport-études et nos concentrations où les entraînements se tiennent sur une moitié de gymnase. Lorsque nos joueurs arrivent dehors, il y a toujours une période d'adaptation d'un mois. Encore plus pour notre équipe U-15 AAA où la saison commence le 15 avril », explique le directeur sportif au Club Fury, Maxime Fournier, qui estime que l'implantation d'un stade couvert au Complexe sportif Guillaume-Leblanc permettrait, du coup, d'offrir des vestiaires pour les usagers du terrain synthétique extérieur.

Idéalement, un terrain avec une dimension qui permet la pratique de soccer à 11 contre 11 serait à privilégier, selon M. Fournier. Ce format de terrain permettrait la tenue de compétitions de calibre AAA, entre autres. À Rivière-du-Loup, où il y a un terrain intérieur de 9-9, des démarches sont entreprises pour agrandir l'édifice.

Football collégial

En l'absence d'un terrain intérieur, les Pionniers football du Cégep de Rimouski sont contraints de se déplacer vers Rivière-du-Loup pour y tenir des entraînements. Cela entraîne des dépenses importantes pour l'organisation. L'organisation est d'avis que la construction d'un stade intérieur permettrait à Rimouski de rattraper le retard qu'il accuse face aux autres équipes collégiales qui disposent d'une telle installation. L'infrastructure fournirait un volume adéquat d'entraînement pour les joueurs de football.

« Il y a deux ans, nous avons été sélectionnés, par le Réseau du sport étudiant du Québec, pour monter de division. Dans notre évaluation en tant qu'organisation, l'absence d'une infrastructure de la sorte a été un obstacle pour nous », souligne le directeur des opérations et du recrutement des Pionniers, Paulin Gaudreault.

Selon les intervenants sondés, plusieurs organisations sportives seraient gagnantes avec un stade couvert. L'infrastructure profiterait également aux joueurs d'ultimate-frisbee ainsi qu'aux amateurs de golf de l'Est du Québec. Pour sa part, le directeur du Service des loisirs, de la culture et de la vie communautaire de Rimouski, Guy Dionne, explique que l’emplacement du futur stade aura un impact sur le lieu choisi pour la piste d’athlétisme extérieure synthétique, une piste déjà existante au Complexe Guillaume-Leblanc, mais dont la vétusté est décriée par plusieurs organismes, dont le Club Coubertin.