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Les étudiantes infirmières de l'UQAR sortent de leurs salles de cours


Publié le 18 avril 2017

Manon Caron et Jérôme Pelletier

©Photo TC Media - Adeline Mantyk

COLLOQUE. Les 47 finissantes au baccalauréat en Sciences infirmières de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) tiendront 47 stands d’informations sur des sujets divers au Carrefour de Rimouski le samedi 22 avril de 9 h à 17 h. Manon Caron a choisi la santé buccodentaire chez les aînés en perte d’autonomie.

Le but de l’événement, qui inclura également quatre conférences, est de faire voir à la population ce que les infirmières bachelières apprennent et de quelle façon elles contribuent à redonner cet apprentissage : « L’idée derrière ce projet intégrateur, obligatoire pour toutes les bachelières, est de montrer l’état de nos connaissances. Les stands seront regroupés par âge de la clientèle : section périnatalité-enfant-ado, adulte et personne âgée », explique Manon Caron, infirmière depuis 30 ans, aujourd’hui assistante infirmière chef au bloc opératoire de soirée à Rimouski.

Pour venir à bout de son projet, chaque infirmière a identifié un besoin de formation dans la population et y travaille depuis septembre. « J’ai identifié un besoin chez les infirmières, il y en a qui ont donné, par exemple, des formations pour les ambulanciers, comment se protéger face aux chocs post-traumatiques, sur la consommation de drogues au secondaire, auprès des mères en situation d’échec de leur allaitement. »

Manon Caron a regardé quels types de formation se donnaient déjà auprès des infirmières et s’il y avait un besoin auprès des personnes âgées : « Il y avait un très grand besoin. J’ai monté une formation que j’ai donnée aux infirmières du CLSC de Rimouski. Ma stratégie a été de leur démontrer que c’est notre rôle de nous occuper de la santé buccodentaire, comme de la santé générale. Je leur ai donné plein de connaissance. J’ai eu une belle réponse. Mon but est de la donner à d’autres infirmières. Il faut aussi sensibiliser la population, les aidants naturels des aînés et les personnes âgées. » Toutes les formations ont été validées par des experts dans les différents domaines.

Réfléchir au rôle infirmier

Jérôme Pelletier, un des trois professeurs en sciences infirmières responsables de ce stage d’intégration, explique qu’un de ses objectifs est aussi de faire réfléchir les étudiantes à leur rôle, à leur contribution à la société en tant que professionnelle, avec un champ de compétence qui leur est propre : « Aujourd’hui, la société a cette image de l’infirmière gentille et douce. Dans des séries TV médicales par exemple, il y a le médecin qui fait tout et connait tout, et autour il y a différents subalternes qui l’aident à faire son travail. Cette image est tellement puissante que les médecins, les citoyens et même les infirmières la croient. Dans le baccalauréat, on essaie de transformer cette image. Une infirmière, ça n’est pas juste gentil. Les sciences infirmières sont aussi importantes que les sciences médicales, même si elles sont moins tangibles. »