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Le Comité cathédrale 2016 s’élargit au diocèse


Publié le 20 avril 2017

Ernie Wells, Suzanne Tremblay, Jacques Landry, Bertin Denis

©Photo TC Media - Adeline Mantyk

Le Comité cathédrale 2016, dont la mission depuis un an est la sauvegarde de la Cathédrale de Rimouski, s’élargit et devient le Regroupement diocésain pour la sauvegarde de la Cathédrale.

La mission de ce nouveau comité reste toutefois la même, la sauvegarde de la Cathédrale Saint-Germain du diocèse de Rimouski dans son intégralité. Le Comité 2016 œuvrait à cette mission depuis plus d’une année. Le nouveau comité pourra notamment compter sur l’appui de l’ex-députée fédérale Suzanne Tremblay, du préfet de a MRC des Basques, Denis Bertin et de l’ex-maire de Matane, Maurice Gauthier.

Pour Jacques Landry, président du Comité cathédrale 2016, et porte-parole du nouveau comité, le message d’aujourd’hui est simple. « Il faut que ça bouge. Nous allons chercher des appuis auprès de toutes les personnes des paroisses où les églises ont été fermées, nous allons assurer une représentation de toutes les villes et villages du diocèse. Nous allons aussi présenter un mémoire lors de la consultation publique que l’Archevêque s’est engagé à tenir. »

Le Regroupement s’engage à trouver le financement nécessaire à la restauration et à la sauvegarde de la Cathédrale en collaboration avec différents partenaires : « À chaque fois qu’on en parle, il y a des gens qui nous appellent. Nous souhaitons qu’un maximum de personnes se joignent à nous. »

Une volonté de se réapproprier la Cathédrale

Suzanne Tremblay estime que la Cathédrale de Rimouski appartient à tous et qu’il faut faire en sorte que le diocèse se sente concerné par la Cathédrale. « La Cathédrale n’appartient pas à Rimouski mais aux chrétiens qui pratiquent la foi catholique. Elle appartient à toutes les municipalités. Ça nous appartient à nous, citoyens de tout le diocèse. Je veux faire en sorte qu’on se la réapproprie pour qu’on décide ce qu’on veut en faire. »

Bertin Denis, également président de Fabrique de Saint-Éloi dans les Basques, croit pour sa part que le diocèse de Rimouski a une responsabilité historique à assumer dans le dossier : « On a logé des églises dans des petites municipalités comme des châteaux, l’idée ne venait pas du peuple mais du Clergé. Je considère que le lien sacré que les catholiques du diocèse ont avec ce bâtiment est extrêmement important. Il faut changer la mentalité de l’Archevêché sur sa position sur les églises. » Il précise que la Fabrique où il œuvre se doit de demander des permissions pour toute dépense majeure à l’Archevêché : « Si ça ne leur appartient pas, pourquoi faudrait-il leur demander la permission ? »

De son côté, le maire de Rimouski, Marc Parent, a réaffirmé que ce n’était pas à la Ville de Rimouski de décider de la vocation de la Cathédrale. « Nous nous tenons au fait des positions de toutes les parties. Mon objectif n’est pas de favoriser une option ou une autre, par contre, nous avons des obligations quant à la sécurité des citoyens et une obligation de s’assurer que l’information transmise est la bonne information. »