Les producteurs de lait sont en rogne

Alexandre D'Astous redaction_rimouski@tc.tc Publié le 9 mars 2016

PRIX EN BAISSE. Les 653 producteurs laitiers du Bas-Saint-Laurent sont en rogne en raison de la baisse des prix qu'ils ont subie au cours de la dernière année et ils blâment le laxisme du gouvernement et de l'Agence canadienne d'inspection des aliments concernant l'importation de lait diafiltré liquide.

Selon le président des Producteurs de lait du Québec, Bruno Letendre, le problème c'est que ce produit en provenance des États-Unis entre au Canada comme un concentré protéique, ce qui lui permet de ne pas être soumis aux tarifs protectionnistes de la gestion de l’offre, mais qu'il est utilisé comme du lait par les transformateurs. « On demande que ce produit cesse d'être considéré comme si c'était du lait entier, ce qu'il n'est pas», lance-t-il.

Le président des Producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent, Gabriel Belzile, espère que la mobilisation et les manifestations qui ont eu lieu devant les installations de nombreux transformateurs laitiers au cours des derniers mois portent fruit. «Je crois que les transformateurs ont pris conscience que la situation actuelle ne peut durer. On s'attend à ce que le message se rende dans les différents ministères concernés au fédéral et, ultimement, à l'Agence canadienne d'inspection des aliments pour qu'elle cesse de traiter le lait diafiltré comme si c'était du lait entier. De cette façon, les normes de compositions des fromages joueront leur rôle et la protéine de notre lait ne sera plus déplacée vers des marchés moins payants», précise-t-il.

Négociations en cours

Lueur d'espoirs pour les producteurs qui ont repris récemment les négociations avec les transformateurs. « Nos représentants cherchent à réduire nos surplus de solides non gras et à obtenir un meilleur prix pour ceux-ci. Notre message est clair: il n'y aura aucune entente si les revenus des producteurs ne sont pas protégés et améliorés», lance M. Belzile.

M. Letendre a fait part aux producteurs bas-laurentiens présents à l'assemblée générale annuelle, ce à Rimouski, du contexte difficile dans lequel s'inscrivent ces négociations. « Les réalités ne sont pas les mêmes dans toutes les provinces. Il a fallu faire une offre qui répondre aux besoins de tous les producteurs canadiens. Les transformateurs voudraient qu'on contribue à la mise à jour de leur équipement. On leur répond qu'à l'inverse nous assumons nous-mêmes nous investissements sur nos entreprises», affirme-t-il.

M. Letendre souligne que les producteurs canadiens croyaient avoir une entente à la fin février et qu'une rencontre positive a eu lieu le 4 mars. « On continue à travailler. Les deux parties semblent être prêtes à s'entendre. Les États-Unis ne contestent pas que le lait diafiltré devrait être considéré comme un concentré. Actuellement, il entre comme un concentré, mais il est utilisé comme lait, ce qui fait baisser le prix de notre lait», illustre-t-il.

L’assemblée a rendu hommage à Gilbert Rioux, qui a oeuvré comme président de l'organisation de mars 1998 à mars 2015, en plus de remettre les prix Lait'Xcellent 2015 pour la plus grande qualité du lait produit à la Ferme R.M. Dionne, de Mont-Carmel, Ferme Jolipré Holstein, de Saint-Moïse et Ferme La Prairie, de Saint-Fabien.

Les producteurs de lait sont en rogne

Alexandre D'Astous redaction_rimouski@tc.tc Publié le 9 mars 2016

PRIX EN BAISSE. Les 653 producteurs laitiers du Bas-Saint-Laurent sont en rogne en raison de la baisse des prix qu'ils ont subie au cours de la dernière année et ils blâment le laxisme du gouvernement et de l'Agence canadienne d'inspection des aliments concernant l'importation de lait diafiltré liquide.

Selon le président des Producteurs de lait du Québec, Bruno Letendre, le problème c'est que ce produit en provenance des États-Unis entre au Canada comme un concentré protéique, ce qui lui permet de ne pas être soumis aux tarifs protectionnistes de la gestion de l’offre, mais qu'il est utilisé comme du lait par les transformateurs. « On demande que ce produit cesse d'être considéré comme si c'était du lait entier, ce qu'il n'est pas», lance-t-il.

Le président des Producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent, Gabriel Belzile, espère que la mobilisation et les manifestations qui ont eu lieu devant les installations de nombreux transformateurs laitiers au cours des derniers mois portent fruit. «Je crois que les transformateurs ont pris conscience que la situation actuelle ne peut durer. On s'attend à ce que le message se rende dans les différents ministères concernés au fédéral et, ultimement, à l'Agence canadienne d'inspection des aliments pour qu'elle cesse de traiter le lait diafiltré comme si c'était du lait entier. De cette façon, les normes de compositions des fromages joueront leur rôle et la protéine de notre lait ne sera plus déplacée vers des marchés moins payants», précise-t-il.

Négociations en cours

Lueur d'espoirs pour les producteurs qui ont repris récemment les négociations avec les transformateurs. « Nos représentants cherchent à réduire nos surplus de solides non gras et à obtenir un meilleur prix pour ceux-ci. Notre message est clair: il n'y aura aucune entente si les revenus des producteurs ne sont pas protégés et améliorés», lance M. Belzile.

M. Letendre a fait part aux producteurs bas-laurentiens présents à l'assemblée générale annuelle, ce à Rimouski, du contexte difficile dans lequel s'inscrivent ces négociations. « Les réalités ne sont pas les mêmes dans toutes les provinces. Il a fallu faire une offre qui répondre aux besoins de tous les producteurs canadiens. Les transformateurs voudraient qu'on contribue à la mise à jour de leur équipement. On leur répond qu'à l'inverse nous assumons nous-mêmes nous investissements sur nos entreprises», affirme-t-il.

M. Letendre souligne que les producteurs canadiens croyaient avoir une entente à la fin février et qu'une rencontre positive a eu lieu le 4 mars. « On continue à travailler. Les deux parties semblent être prêtes à s'entendre. Les États-Unis ne contestent pas que le lait diafiltré devrait être considéré comme un concentré. Actuellement, il entre comme un concentré, mais il est utilisé comme lait, ce qui fait baisser le prix de notre lait», illustre-t-il.

L’assemblée a rendu hommage à Gilbert Rioux, qui a oeuvré comme président de l'organisation de mars 1998 à mars 2015, en plus de remettre les prix Lait'Xcellent 2015 pour la plus grande qualité du lait produit à la Ferme R.M. Dionne, de Mont-Carmel, Ferme Jolipré Holstein, de Saint-Moïse et Ferme La Prairie, de Saint-Fabien.