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Deuxième plus importante livraison de bois en 60 ans


Publié le 20 avril 2017

Roger Vaillancourt

©Photo TC Media - Alexandre D'Astous

Les 9 100 propriétaires forestiers privés du Bas-Saint-Laurent ont livré un volume de 1,2 million de mètres cubes solides de bois aux usines de la région, en 2016, ce que représente la deuxième meilleure année des 60 ans d’existence du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent.

Charles-Edmond Landry
Photo TC Media - Alexandre D'Astous

Le directeur général du Syndicat, Charles-Edmond Landry, est confiant de voir ce volume augmenter à 1,5 million de mètres cubes solides en 2017, et ce malgré les menaces qui planent sur l’exportation de bois d’œuvre aux États-Unis. « Nos négociations avancent bien avec nos industriels. Nous sommes confiants. Ils vont avoir besoin de bois et ils nous prennent de plus en plus au sérieux comme fournisseur. Nous sommes en avance par rapport à l’année dernière. Nous travaillons les conditions pour nos producteurs. Les perspectives sont intéressantes. Des ententes d’approvisionnement sont envisagées avec des usines du Nouveau-Brunswick et des États-Unis», mentionne celui qui rappelle que la forêt privée représente 50% du territoire du Bas-Saint-Laurent et que la forêt privée bas-laurentionne est la plus importante au Québec. « L’an dernier, nous avons livré 20% de tout le bois provenant de la forêt privée au Québec », précise-t-il.

En valeur monétaire, la production de 2016 s’élève à 67 043 465$ par rapport à 58 041 000$ en 2015. « Nous avons livré plus de bois en 2016 et à un meilleur prix, ce qui nous a permis de remettre 160 000 $ en ristournes à nos producteurs», indique le président du Syndicat, Roger Vaillancourt, qui quittera son poste lors de l’assemblée générale annuelle du 26 avril, après trois ans à la présidence. « Je quitte avec le sentiment du devoir accompli. À mon arrivée, il y avait de la bisbille. Avec M. Landry (Charles-Edmond), nous avons décidé d’assoir tout le monde ayant un lien avec la foresterie ensemble afin de s’assurer que tout le monde pousse dans le même sens. Il y a cependant encore beaucoup de travail à faire pour que notre industrie soit reconnue à sa juste valeur par les gens d’affaires de la région », déplore-t-il.

Épidémie de tordeuse

La tordeuse des bourgeons de l’épinette touche 53 % de la forêt du Bas-Saint-Laurent, notamment dans la Matapédia et en Matanie. Du bois mature doit ainsi être coupé, d’où l’importance d’augmenter la mise en marché. Un comité est en place pour coordonner les actions à réaliser pour atténuer les impacts pour les communautés. De l’arrosage est possible. Le gouvernement du Québec a annoncé récemment un investissement de 10 M$ dans un programme de pulvérisation aérienne d’insecticide biologique pour les petites forêts privées du Québec. « C’est intéressant, mais le plus important va être de remettre en production les superficies qui auront été récoltées pour éviter de voir la possibilité forestière diminuer dans 30 ou 35 ans», note M. Landry.

Puisqu’il y a de plus en plus de promoteurs intéressés par la biomasse et que le Syndicat prévoit une progression en 2017, ses dirigeants confirment être toujours à l’écoute d’acheteurs potentiels et ils demeurent à l’affût de nouveaux marchés.