Un poêle à granules sans électricité conçu à Rimouski


Publié le 18 mai 2017

Rémi Saint-Amand et un des deux prototypes de « Drako ».

©Photo TC Media - Adeline Mantyk

INNOVATION. Dans le garage de sa maison du district Sainte-Blandine, Rémi St-Amand construit depuis cinq ans un poêle aux granules, baptisé Drako, et conçu pour fonctionner sans être raccordé au réseau électrique, une innovation qu’il s’apprête à commercialiser.

Il lui a fallu trois ans de développement et deux ans de tests, cinq modèles de poêles différents, avant de parvenir à un produit mature : « J’ai fait les dessins, les plans j’ai fait découper mes matériaux, j’ai peaufiné le poêle pendant deux ans. Les derniers tests en laboratoire ont été concluants, mon taux d’émissions polluantes de 0, 9 g/heure, le meilleur poêle est aux environs de 0,5 g/h. La norme EPA 2020 à respecter est de 2 g/h, j’en suis loin ! », se réjouit ce technicien en informatique.

M. St-Amant se chauffe aux granules depuis 20 ans : « J’avais un poêle aux granules électrique car je voulais éviter tous les inconvénients liés au bois, la saleté, la logistique, les « bibittes ». Mais j’ai constaté les inconvénients des poêles à granules, sans électricité il ne fonctionne pas, cela brise et coûte cher à réparer. En règle générale, après une semaine la vitre est sale, il faut arrêter le poêle et nettoyer. »

Les principaux avantages du poêle sont son autonomie et sa propreté : « Il est possible de faire à manger dessus en cas de panne de courant. » M. St-Amand explique qu’avec une poche ¼ de granules, le poêle peut chauffer de 12 à 24 h : « Il m’en a coûté 750 $ pour l’hiver en granules. On ne vient pas mettre du bois toutes les trois heures. Ça fonctionne par gravité, la cheminée est à l’intérieur du poêle. L’air chaud monte dans la cheminée et n’est pas perdu. Il n’y a pas de ventilateurs pour faire la combustion et les parois sont ajustables. »

Commercialiser son produit

L’entreprise de M. St-Amand, Les poêles St-Amand, créée en 2015, est en démarrage : « j’ai ma pré homologation. Je suis dans une phase où je me cherche un partenaire d’affaires pour mener à bien la commercialisation. »

En plus de son site Web et des réseaux sociaux, M. St-Amand entrevoit une campagne de socio financement sur la plateforme kickstarter pour se faire connaître : « J’ai déjà une dizaine de personnes qui attendent pour acheter le poêle. Je vais vendre en ligne. »

À côté du poêle Drako, qu’il souhaite détailler dans des prix se situant dans le haut de gamme, M. St-Amand a développé un foyer d’extérieur aux granules : « Il n’émet aucune étincelle et pas de fumée, pour le camping ou les terrasses. »