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Les villes innovantes de l'Est se dotent d'un fonds de 400 000 $.


Publié le 27 juin 2017

Des représentant des municipalités membres du Réseau des villes innovantes de l'Est du Québec étaient présents lors de l'annonce de la création du Fonds régional d'innovation, dont, à l'avant-plan, les maires de Rimouski, La Pocatière et Rivière-du-Loup, Marc Parent, Sylvain Hudon et Gaétan Gamache.

©Photo TC Media – Jean-Philippe Langlais

ÉCONOMIE. Le Réseau des villes innovantes de l'Est du Québec (RVIEQ) lance son tout nouveau Fonds régional d'innovation, une enveloppe de 400 000 $, qui se veut un levier de création de richesse dans la région.

Ce fonds, d'une durée de trois ans, est destiné à soutenir des projets d'innovation dans les pratiques industrielles et organisationnelles des entreprises. Il vise aussi à promouvoir le recours aux différentes expertises et recherches industrielles présentes sur le territoire. Les instigateurs de cette démarche espèrent favoriser l'interaction entre les centres de recherche (institutions d'enseignement, centre collégial de transfert technologique, etc.) et les entreprises locales. L'aide accordée est d'un maximum de 25 000 $ par projet et ne dépasse pas 50 % des coûts du projet.

La Société de promotion économique de Rimouski (SOPER) assure la gestion administrative et financière du fonds. « Les projets qu'on vise sont ceux près d'une commercialisation et qui manquent, parfois, quelques dizaines de milliers de dollars pour attacher un financement ou pour lancer un projet rapidement. On apporte un financement complémentaire et une rapidité de décision », précise le directeur général de la SOPER, Martin Beaulieu.

Vers un fonds de 800 000 $ ?

Les villes membres du RVIEQ contribuent à hauteur de 1 $ par habitant, par année, à ce fonds. Des discussions ont déjà été amorcées afin de bonifier l'enveloppe disponible dans le Fonds régional d'innovation. Elle pourrait passer de 400 000 $ à 800 000 $.

« Les discussions sont entamées avec les collectivités régionales pour couvrir, sur une base de 1 $ par habitant, l'ensemble du territoire de l'Est du Québec. Notre rôle, comme gestionnaire, est de valider les retombées des projets. Ce qu'on vise, avant l'échéance de trois ans, c'est de se rasseoir avec les élus et de voir comment on peut renouveler ce fonds puisque je suis convaincu que les résultats de l'implication des villes dans l'innovation seront très positifs », affirme M. Beaulieu

Un premier appel de projets doit être lancé en septembre. D'ici là, un comité d'évaluation composé de cinq spécialistes de la recherche et développement ainsi que de l'aide financière, sera formé afin de faire la sélection des projets admissibles. « Le comité aura une expertise en recherche et en financement de la recherche pour s'assurer que les projets les plus porteurs reçoivent le financement », soutient Martin Beaulieu.

Le Réseau des villes innovantes de l'Est du Québec est formé de 11 villes du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie qui comptent, sur leur territoire, un centre universitaire ou collégial ou un centre collégial de transfert technologique et qui sont désireuses de coopérer et de se soutenir mutuellement en matière d'innovation sociale et technologique. Il s'agit de La Pocatière, Rivière-du-Loup, Témiscouata-sur-le-Lac, Rimouski, Mont-Joli, Matane, Amqui, Sainte-Anne-des- Monts, Gaspé et Carleton-sur-Mer. À celles-ci s'ajoute Montmagny, plus à l'ouest.