Des électeurs dénoncent le vote voilé… en votant masqués !

Pierre Michaud pierre.michaud@tc.tc Publié le 13 octobre 2015

Deux électeurs de Rimouski expliquent pourquoi ils se sont rendus déposer leur vote par anticipation avec le visage couvert.

Le directeur du scrutin pour Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Jacques H. Roy, précise que pas plus de cinq ou six électeurs ont fait de même. Deux d'entre eux, une femme et un homme, ont accepté d'expliquer leurs motivations à L'Avantage.

La dame est allée voter déguisée en fantôme, avec le visage et le corps recouverts d'un drap, à la Salle Raoul-Roy de Saint-Pie-X, à Rimouski. « Je suis contre le fait de permettre qu'un geste aussi important que l'obtention de la citoyenneté canadienne puisse se faire à visage couvert, tout comme le vote. Il y a la question du niqab mais ce n'est pas tout. La base de ma contestation est qu'on doit être ouverts à d'autres cultures, pas l'intolérance. De plus, je ne suis pas hyper féministe mais le port du niqab, nous donne aussi des indications sur des choses qu'on n'accepte pas, comme société, des conditions de vie de ces femmes, le comportement de leur conjoint, qu'on devine un peu. Ceci, dit ces femmes ont probablement choisi de vivre ainsi. J'ai un désir profond de rappeler que notre pays est laïc. Bien des gens n'ont pas compris le sens de mon  geste, notamment sur Facebook, même des amis. Mon déguisement a créé beaucoup de malaise chez les travailleurs d'élection. Le désir de poser un geste significatif n'a cependant pas changé mon vote. Contrairement à ce que certains ont cru, mon attitude ne veut pas dire que je ne prends pas le vote au sérieux, au contraire. »

Pays libre et minorités

Un homme du district Nazareth, Yvan Ross, a voté avec un masque de type « anonymus »: « J'ai décidé de voter masqué pour contester le jugement rendu par la Cour supérieure autorisant l'assermentation avec visage voilé. Je trouve que c'est contre nos valeurs et que ça va à l'encontre de nos croyances. En votant masqué, j'ai démontré que n'importe qui aurait pu voter à ma place, ce que je trouve ridicule. Nous sommes dans un pays libre et de voir des minorités nous imposer leurs règles de vie alors qu'ils sont chez-nous me trouble énormément. Quand une personne décide de vivre dans un nouveau pays, elle doit accepter les règles et les coutumes qui sont propres à ce pays, point à la ligne. Le gouvernement a même autorisé le port d'accessoires religieux avec l'uniforme des Forces armées canadienne, ce qui est contraire à l'idée de l'uniforme, qui est l'uniformité d'un groupe. Je trouve juste que le gouvernement est allé trop loin. Il est temps que les choses retournent à la normale. Et cessons de nous plier aux exigences des minorités! »

« Cela n'a pas été une cause de perturbation du bon déroulement du vote. La consigne est simple: tout le monde doit être traité sur le même pied » commente simplement le directeur du scrutin dans le comté, Jacques H. Roy.

Des électeurs dénoncent le vote voilé… en votant masqués !

Pierre Michaud pierre.michaud@tc.tc Publié le 13 octobre 2015

Deux électeurs de Rimouski expliquent pourquoi ils se sont rendus déposer leur vote par anticipation avec le visage couvert.

Le directeur du scrutin pour Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Jacques H. Roy, précise que pas plus de cinq ou six électeurs ont fait de même. Deux d'entre eux, une femme et un homme, ont accepté d'expliquer leurs motivations à L'Avantage.

La dame est allée voter déguisée en fantôme, avec le visage et le corps recouverts d'un drap, à la Salle Raoul-Roy de Saint-Pie-X, à Rimouski. « Je suis contre le fait de permettre qu'un geste aussi important que l'obtention de la citoyenneté canadienne puisse se faire à visage couvert, tout comme le vote. Il y a la question du niqab mais ce n'est pas tout. La base de ma contestation est qu'on doit être ouverts à d'autres cultures, pas l'intolérance. De plus, je ne suis pas hyper féministe mais le port du niqab, nous donne aussi des indications sur des choses qu'on n'accepte pas, comme société, des conditions de vie de ces femmes, le comportement de leur conjoint, qu'on devine un peu. Ceci, dit ces femmes ont probablement choisi de vivre ainsi. J'ai un désir profond de rappeler que notre pays est laïc. Bien des gens n'ont pas compris le sens de mon  geste, notamment sur Facebook, même des amis. Mon déguisement a créé beaucoup de malaise chez les travailleurs d'élection. Le désir de poser un geste significatif n'a cependant pas changé mon vote. Contrairement à ce que certains ont cru, mon attitude ne veut pas dire que je ne prends pas le vote au sérieux, au contraire. »

Pays libre et minorités

Un homme du district Nazareth, Yvan Ross, a voté avec un masque de type « anonymus »: « J'ai décidé de voter masqué pour contester le jugement rendu par la Cour supérieure autorisant l'assermentation avec visage voilé. Je trouve que c'est contre nos valeurs et que ça va à l'encontre de nos croyances. En votant masqué, j'ai démontré que n'importe qui aurait pu voter à ma place, ce que je trouve ridicule. Nous sommes dans un pays libre et de voir des minorités nous imposer leurs règles de vie alors qu'ils sont chez-nous me trouble énormément. Quand une personne décide de vivre dans un nouveau pays, elle doit accepter les règles et les coutumes qui sont propres à ce pays, point à la ligne. Le gouvernement a même autorisé le port d'accessoires religieux avec l'uniforme des Forces armées canadienne, ce qui est contraire à l'idée de l'uniforme, qui est l'uniformité d'un groupe. Je trouve juste que le gouvernement est allé trop loin. Il est temps que les choses retournent à la normale. Et cessons de nous plier aux exigences des minorités! »

« Cela n'a pas été une cause de perturbation du bon déroulement du vote. La consigne est simple: tout le monde doit être traité sur le même pied » commente simplement le directeur du scrutin dans le comté, Jacques H. Roy.