« La zoothérapie est encore méconnue »

Projet-pilote en Centre de détention

Thérèse Martin redaction_rimouski@tc.tc
Publié le 1 janvier 2014
Julie Fiola, technicienne en travail social et intervenante en zoothérapie, en compagnie des chiens Gipsy et Caramel.
THérèse Martin

Deux intervenantes en zoothérapie du Bas-Saint-Laurent réagissent à la récente sortie médiatique formulée envers le projet-pilote de zoothérapie du Centre de détention de Rimouski. Selon les intervenantes, cette réaction ne fait que confirmer que la zoothérapie est encore mal connue.

Julie Fiola et Alicia Gagnon-B, toutes deux diplômées en Stratégies d’intervention de zoothérapie du Cégep de La Pocatière et membres de la Corporation des zoothérapeutes du Québec, déclarent que certains mythes perdurent quant à cette modalité d’intervention encore méconnue. « Plusieurs considèrent la zoothérapie comme étant des activités ou des visites qui apportent du bien aux gens par le simple fait de flatter des animaux ou par leur présence. Cette définition correspond beaucoup plus à des visites animalières qu’à des interventions assistées et facilitées par l’animal. Nous comprenons le souci de M. Lemaire (Stéphane Lemaire, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels) qui semble être préoccupé quant à la nécessité d’offrir à la clientèle des activités structurées et ayant des objectifs spécifiques. La zoothérapie en soi peut permettre de répondre aux besoins des gens vivant en milieu carcéral autant qu’à toute autre clientèle. »

Les intervenantes expliquent que la zoothérapie est un médium durant lequel un intervenant dûment formé dans cette pratique sollicite la collaboration d’un ou de plusieurs partenaires animaliers soigneusement sélectionnés, afin d’améliorer ou de maintenir le potentiel cognitif, physique, psychologique ou social de la clientèle. Les ateliers peuvent se présenter sous différentes formes, en rencontres individuelles ou de groupe.

« Dans un contexte où la zoothérapie serait offerte à une clientèle dans un centre de détention, les objectifs pourraient être, par exemple, d’améliorer la gestion des émotions, de développer de saines habitudes d’affirmation de soi et de communication, de comprendre et gérer les différents niveaux de colère, de mieux connaître et encadrer l’impulsivité, etc. Les objectifs précédents visant à faciliter la réinsertion sociale sont des exemples parmi d’autres de ce qui peut être effectué à la demande du milieu », précisent Julie Fiola et Alicia Gagnon-B. « En travaillant avec des personnes membres de la Corporation des zoothérapeutes du Québec, vous vous assurez entre autres que celles-ci ont suivi une formation professionnelle en zoothérapie, qu’elles respectent le code de déontologie, qu’elles structurent des ateliers comportant des objectifs ciblés et se doivent de rédiger un rapport d’intervention selon les demandes du milieu afin de constater les résultats. »

Pour en savoir plus sur la zoothérapie, les intervenantes invitent les gens à leur écrire : aliciagagnonb@hotmail.com ou juliefiola@gmail.com.