Des emplois occupés par des personnes handicapées disparaissent

Pierre Michaud pierre.michaud@tc.tc Publié le 17 février 2016

Jusqu'à 12 personnes ont travaillé au centre de tri de Récupération de la Péninsule, avant son achat par Gaudreau Environnement, en 2012

©Photo TC Media - archives

Une douzaine d'emplois permettant l'intégration au travail de personnes handicapées disparaissent, à la suite de changements administratifs, au Centre de tri de Gaudreau Environnement, à Rimouski.

«Il y avait une entente avec l’organisme VIA (de Lévis) qui s’occupe de ces personnes qui font partie d’un Centre de travailleurs adaptés (CTA). Récupération de la Péninsule louait les services de travailleurs provenant de VIA selon des conditions entendues entre eux. Au fil des ans, entre 6 et 12 personnes étaient au travail au centre de tri de Rimouski. Pour des raisons de réorganisation des lignes de traitement et de tri en 2015, Gaudreau Environnement a dû revoir sa façon de fonctionner. Les nouvelles méthodes requièrent moins de personnel, ce qui a amené à des suppressions de postes », explique la relationniste de Gaudreau Environnement, Audrey-Anne Cusson.

Employer des personnes handicapées était devenu une habitude pour la famille Gauthier, à l'époque où celle-ci opérait le centre de tri de Récupération de la Péninsule. Celle-ci a été vendue à Gaudreau en 2012.

Très attristée

« Pendant 11 ans nous avons embauché jusqu'à 12 personnes handicapées en même temps. Si on l'a fait, c'est qu'on était satisfaits. Nous avons toujours eu du bon rendement et nous avions des affinités. Chaque petite victoire pour l'un d'entre eux était une grande joie pour l'équipe. Nous n'avons jamais eu de problème. Nous l'avons fait pour aider leur intégration au travail, mais nous en avons retiré des bénéfices. Une fois leur routine établie, ce sont des personnes fiables et productives, mais je respecte la décision d'affaires de Gaudreau », dit la maman de la famille Gauthier, Pierrette Dupont.

« C'est une situation qu'on déplore, c'est sûr, parce que c'est une de nos missions de favoriser l'emploi de personnes ayant des limitations fonctionnelles. Nous sommes à la recherche d'un autre projet, dans la région de Rimouski », dit le vice-président de VIA, entreprise de Lévis, Jean-Sébastien Daigle.

C'est un lecteur qui a contacté TC Media. «Pour ces gens, avoir un emploi leur permettait de croire qu'ils étaient un peu comme tout le monde. S'il est difficile pour le commun des mortels de trouver un emploi, imaginez pour ces travailleurs handicapés. Cette situation m'attriste », dit l'homme.

Des emplois occupés par des personnes handicapées disparaissent

Pierre Michaud pierre.michaud@tc.tc Publié le 17 février 2016

Jusqu'à 12 personnes ont travaillé au centre de tri de Récupération de la Péninsule, avant son achat par Gaudreau Environnement, en 2012

©Photo TC Media - archives


Une douzaine d'emplois permettant l'intégration au travail de personnes handicapées disparaissent, à la suite de changements administratifs, au Centre de tri de Gaudreau Environnement, à Rimouski.

«Il y avait une entente avec l’organisme VIA (de Lévis) qui s’occupe de ces personnes qui font partie d’un Centre de travailleurs adaptés (CTA). Récupération de la Péninsule louait les services de travailleurs provenant de VIA selon des conditions entendues entre eux. Au fil des ans, entre 6 et 12 personnes étaient au travail au centre de tri de Rimouski. Pour des raisons de réorganisation des lignes de traitement et de tri en 2015, Gaudreau Environnement a dû revoir sa façon de fonctionner. Les nouvelles méthodes requièrent moins de personnel, ce qui a amené à des suppressions de postes », explique la relationniste de Gaudreau Environnement, Audrey-Anne Cusson.

Employer des personnes handicapées était devenu une habitude pour la famille Gauthier, à l'époque où celle-ci opérait le centre de tri de Récupération de la Péninsule. Celle-ci a été vendue à Gaudreau en 2012.

Très attristée

« Pendant 11 ans nous avons embauché jusqu'à 12 personnes handicapées en même temps. Si on l'a fait, c'est qu'on était satisfaits. Nous avons toujours eu du bon rendement et nous avions des affinités. Chaque petite victoire pour l'un d'entre eux était une grande joie pour l'équipe. Nous n'avons jamais eu de problème. Nous l'avons fait pour aider leur intégration au travail, mais nous en avons retiré des bénéfices. Une fois leur routine établie, ce sont des personnes fiables et productives, mais je respecte la décision d'affaires de Gaudreau », dit la maman de la famille Gauthier, Pierrette Dupont.

« C'est une situation qu'on déplore, c'est sûr, parce que c'est une de nos missions de favoriser l'emploi de personnes ayant des limitations fonctionnelles. Nous sommes à la recherche d'un autre projet, dans la région de Rimouski », dit le vice-président de VIA, entreprise de Lévis, Jean-Sébastien Daigle.

C'est un lecteur qui a contacté TC Media. «Pour ces gens, avoir un emploi leur permettait de croire qu'ils étaient un peu comme tout le monde. S'il est difficile pour le commun des mortels de trouver un emploi, imaginez pour ces travailleurs handicapés. Cette situation m'attriste », dit l'homme.