Et la sécurité des piétons!

Pierre Michaud pierre.michaud@tc.tc
Publié le 4 août 2016

La Ville de Rimouski poursuit ses efforts pour favoriser ce qu'on appelle le transport actif, comme la marche et le vélo, et améliore la sécurité des piétons en modifiant le marquage du boulevard Arthur-Buies, dans le district Terrasse Arthur-Buies.

Cette mesure vise à mieux protéger les marcheurs, mais vient aussi confirmer les intentions de la Ville de faire moins de place à l'automobile pour en laisser à d'autres usagers de la route, dans une perspective de développement durable, et parfois par des mesures très simples. Sur le boulevard Arthur-Buies, c'est en fermant une voie de virage à gauche vers l'avenue Sirois qu'on souhaite améliorer la sécurité des marcheurs. Cette intervention, comme celles mises en place sur la rue Saint-Jean-Baptiste l'an passé et sur la 2e rue Est cette année, nécessite une certaine adaptation pour les automobilistes et les marcheurs. On rencontre une certaine résistance et beaucoup de questionnement.

« Quand on parle du carrefour Arthur-Buies/avenue Sirois, on parle d'un coin « chaud » pour toutes sortes de raisons (dépanneur, école, plusieurs restaurants, Caisse et centre commercial). La sécurité des piétons est un sujet qui revenait souvent dans Terrasse Arthur-Buies, et on a envisagé plusieurs options, dont des feux de circulation ou un feu pour piétons. Ça nous préoccupait vraiment, c'est un enjeu dans le secteur depuis plusieurs années. En enlevant la troisième voie, les piétons en ont une de moins à traverser. On a remarqué notamment que les gens qui arrivent de l'autoroute 20, tout près, arrivent en « mode » accéléré. Ils semblent pressés d'avoir accès au centre-ville. Là, on ne les empêche pas de tourner à gauche et ils peuvent aussi aller tout droit, mais ils vont ralentir. Et ça n'a pas d'impact sur la fluidité de la circulation », explique le conseiller de ce district, Pierre Chassé.

Ajustement

Il convient de rappeler que, comme pour la 2e rue Est, la Ville est à l'écoute des citoyens et prête à effectuer des ajustements. Par ailleurs, si certains citoyens critiquent ou résistent à ces changements, il faut aussi rappeler que la Ville concrétise la volonté exprimée par des citoyens, dans ses consultations, d'être une ville verte, une ville de développement durable.

« Il faut tenter de trouver l'équilibre entre les demandes des citoyens et groupes qui veulent augmenter le transport actif, qu'on soit innovants, la volonté de la Ville de favoriser le développement durable et les automobilistes qui se posent des questions. Il va falloir que la communication soit bonne. Tout changement, même mineur, entraîne de la résistance et des défis », conclut M. Chassé.