Je roule le long de la côte sur la route P8 à une vingtaine de km au nord d'Agadir. Sous un ciel couleur cobalt, les vagues de l'Atlantique viennent fouetter les falaises qui hérissent ce littoral découpé et désertique.

Un peu plus loin après une courbe, la route s'élargit et devient un boulevard bordé de maisons et de commerces. Un panneau indique bien qu'il s'agit d'Agadir, mais je ne reconnais pratiquement rien. Que la ville a changé ! Il faut dire qu'il s'est écoulé 22 ans depuis mon dernier passage. À l'œil, je dirais que la taille de la ville a été multipliée par cinq. Lors de mon précédent voyage, Agadir étalait ses hôtels et ses blanches villas le long de quelques rues en bordure de la plage. Aujourd'hui la capitale régionale du Sud de l'Atlas compte plus de 120 000 habitants avec des banlieues tentaculaires, des centres commerciaux à l'américaine et même des casinos.

Une plage immense
Allah, al-Wattan, al-Malik. Dieu, la Patrie et le Roi. Les derniers mots de l'hymne national du Maroc sont écrits en caractères arabes de 15 mètres de haut sur les flancs de la colline qui domine Agadir et son immense plage. Je n'ai pas encore vu quelque part sur la planète une plage plus large que celle d'Agadir. Grâce à cette bande de sable fin, longue de 9 km et parfois large de 400 m et surtout avec son infrastructure hôtelière moderne et variée, Agadir revendique sans peine le titre de plus grande station balnéaire du Maroc. Cet immense terrain de jeu bordé d'un rideau d'eucalyptus et de pins occupe le fond d'une baie aux eaux calmes permettant de profiter des joies de la baignade.

Depuis déjà plusieurs années, la « porte du sud » marocain attire des centaines de milliers de vacanciers qui viennent profiter de son climat agréable avec 300 jours de soleil par an et des températures qui oscillent autour de 20° C même en janvier. « Ce climat plaît particulièrement aux golfeurs » m'explique Régis Banoun, le directeur du Golf du Soleil, un superbe complexe de 36 trous situé en bordure des dunes de sable non loin de l'océan. Les magnifiques parcours comportent une grande diversité technique et exigent une sélection réfléchie de bois et de fers. Dans cette région aride, le Golf du Soleil a dû s'équiper d'une usine de dessalement de l'eau de mer et installer pas moins de 4 000 gicleurs pour arroser le terrain.

Une ville neuve
Dans la nuit du 29 février au 1er mars 1960, un tremblement de terre détruit en 15 secondes la ville d'Agadir. En plus des 15 000 morts, 3 650 immeubles s'effondrent. Après le désastre, les autorités décident de reconstruire la ville un peu plus au sud sur la base d'un plan d'urbanisme moderne. Voilà qui explique pourquoi Agadir ne ressemble pas à la ville marocaine traditionnelle regroupée autour de sa mosquée bien à l'abri d'un rempart. Au contraire, le centre-ville, appelé Nouveau Talborj présente de larges avenues, des zones piétonnes, de belles esplanades, des places et des jardins. Les fils électriques aériens ont été bannis et les urbanistes ont joué avec la topographie du terrain pour qu'il y ait ici et là de belles vues sur la mer ou sur la ville. On remarque aussi l'architecture résolument contemporaine des grands immeubles publics comme la poste, le stade, les écoles ou la caserne des pompiers.
L'ancienne kasba
Une visite de la vieille kasba s'impose. On atteint les ruines de l'ancienne ville fortifiée par une route en lacets qui grimpe jusqu'au sommet d'une colline de 236 m. On a reconstruit les murs autour de la porte de la kasba restée debout après le séisme. Mais à l'intérieur, tout avait été rasé, y compris la mosquée. Du sommet des remparts, la vue sur la ville d'Agadir, le port et les premiers contreforts de l'Anti-Atlas est superbe.

Le musée du Patrimoine Amazighe
Ce musée n'existait pas lors de mon premier séjour à Agadir puisqu'il a été inauguré en 2000, à l'occasion du 40e anniversaire du tremblement de terre. Sa collection se compose d'objets de la vie quotidienne provenant des régions périphériques du Sahara et notamment un riche ensemble de bijoux berbères.
Le Maroc c'est bien sûr l'Afrique, mais ce n'est pas non plus le bout du monde. Mon vol entre Montréal et Casablanca sur les ailes de Royal Air Maroc n'a duré que 6h35, soit à peine une heure de plus que pour atteindre la côte ouest américaine ou le sud du Mexique. Cette destination francophone est certainement à considérer, même pour un court séjour.
Notre journaliste était l'invité du voyagiste Terratours www.terratours.ca et de l'Office national marocain du tourisme, http://www.visitmorocco.com
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Un peu plus loin après une courbe, la route s'élargit et devient un boulevard bordé de maisons et de commerces. Un panneau indique bien qu'il s'agit d'Agadir, mais je ne reconnais pratiquement rien. Que la ville a changé ! Il faut dire qu'il s'est écoulé 22 ans depuis mon dernier passage. À l'œil, je dirais que la taille de la ville a été multipliée par cinq. Lors de mon précédent voyage, Agadir étalait ses hôtels et ses blanches villas le long de quelques rues en bordure de la plage. Aujourd'hui la capitale régionale du Sud de l'Atlas compte plus de 120 000 habitants avec des banlieues tentaculaires, des centres commerciaux à l'américaine et même des casinos.

Une plage immense
Allah, al-Wattan, al-Malik. Dieu, la Patrie et le Roi. Les derniers mots de l'hymne national du Maroc sont écrits en caractères arabes de 15 mètres de haut sur les flancs de la colline qui domine Agadir et son immense plage. Je n'ai pas encore vu quelque part sur la planète une plage plus large que celle d'Agadir. Grâce à cette bande de sable fin, longue de 9 km et parfois large de 400 m et surtout avec son infrastructure hôtelière moderne et variée, Agadir revendique sans peine le titre de plus grande station balnéaire du Maroc. Cet immense terrain de jeu bordé d'un rideau d'eucalyptus et de pins occupe le fond d'une baie aux eaux calmes permettant de profiter des joies de la baignade.

Depuis déjà plusieurs années, la « porte du sud » marocain attire des centaines de milliers de vacanciers qui viennent profiter de son climat agréable avec 300 jours de soleil par an et des températures qui oscillent autour de 20° C même en janvier. « Ce climat plaît particulièrement aux golfeurs » m'explique Régis Banoun, le directeur du Golf du Soleil, un superbe complexe de 36 trous situé en bordure des dunes de sable non loin de l'océan. Les magnifiques parcours comportent une grande diversité technique et exigent une sélection réfléchie de bois et de fers. Dans cette région aride, le Golf du Soleil a dû s'équiper d'une usine de dessalement de l'eau de mer et installer pas moins de 4 000 gicleurs pour arroser le terrain.

Une ville neuve
Dans la nuit du 29 février au 1er mars 1960, un tremblement de terre détruit en 15 secondes la ville d'Agadir. En plus des 15 000 morts, 3 650 immeubles s'effondrent. Après le désastre, les autorités décident de reconstruire la ville un peu plus au sud sur la base d'un plan d'urbanisme moderne. Voilà qui explique pourquoi Agadir ne ressemble pas à la ville marocaine traditionnelle regroupée autour de sa mosquée bien à l'abri d'un rempart. Au contraire, le centre-ville, appelé Nouveau Talborj présente de larges avenues, des zones piétonnes, de belles esplanades, des places et des jardins. Les fils électriques aériens ont été bannis et les urbanistes ont joué avec la topographie du terrain pour qu'il y ait ici et là de belles vues sur la mer ou sur la ville. On remarque aussi l'architecture résolument contemporaine des grands immeubles publics comme la poste, le stade, les écoles ou la caserne des pompiers.
L'ancienne kasba
Une visite de la vieille kasba s'impose. On atteint les ruines de l'ancienne ville fortifiée par une route en lacets qui grimpe jusqu'au sommet d'une colline de 236 m. On a reconstruit les murs autour de la porte de la kasba restée debout après le séisme. Mais à l'intérieur, tout avait été rasé, y compris la mosquée. Du sommet des remparts, la vue sur la ville d'Agadir, le port et les premiers contreforts de l'Anti-Atlas est superbe.

Le musée du Patrimoine Amazighe
Ce musée n'existait pas lors de mon premier séjour à Agadir puisqu'il a été inauguré en 2000, à l'occasion du 40e anniversaire du tremblement de terre. Sa collection se compose d'objets de la vie quotidienne provenant des régions périphériques du Sahara et notamment un riche ensemble de bijoux berbères.
Le Maroc c'est bien sûr l'Afrique, mais ce n'est pas non plus le bout du monde. Mon vol entre Montréal et Casablanca sur les ailes de Royal Air Maroc n'a duré que 6h35, soit à peine une heure de plus que pour atteindre la côte ouest américaine ou le sud du Mexique. Cette destination francophone est certainement à considérer, même pour un court séjour.
Notre journaliste était l'invité du voyagiste Terratours www.terratours.ca et de l'Office national marocain du tourisme, http://www.visitmorocco.com
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