Après le concert de mercredi, consacré à la musique française, dans une église du Bic remplie d’une assistance sous le charme de la virtuosité des musiciens à l’affiche, et celui de jeudi, fort au thème de Beethoven et de son Sommet du quatuor à cordes, joué par quatre jeunes musiciens en émergence, le festival des Concerts aux Îles du Bic annonce un vendredi pas piqué des vers.

Les œuvres de Franz Schubert sont en extraits de l’« Octuor en fa majeur D. 803 pour vents et cordes : III », du « Trio en mi bémol majeur D. 929 pour cordes et piano », de l’« Octuor en fa majeur D. 803 pour vents et cordes », du « Die Schöne Müllerin D. 795 (op. 25) pour voix et piano », et de l’« Octuor en fa majeur D. 803 pour vents et cordes ».
Le directeur artistique invité du festival, Mathieu Gaudet, joue en compagnie de Pascale Beaudin, Louis-Pierre Bergeron, Danièle Bourget, Isaac Chalk, Dominic Desautels, Raphaël Dubé, Julia MacLaine, Mathieu Lussier, Geneviève Martineau, Raphaël McNabney, Spencer Myer, Alexander Read, Emmanuel Vukovich.
La belle église du Bic, monument historique en voie de restauration, se transforme alors en salon viennois, pour apporter à son acoustique quelques magnifiques pages de Schubert, pour « une fin d’après-midi au son d’une musique à la fois dansante et transcendante, dans une atmosphère envoûtante et complice », dit Mathieu Gaudet.
Dans le même esprit, l’intimité du Cabaret Espace Scène de la salle Desjardins-Telus permet d’entendre l’Ensemble Kleztory, composé d’Airat Ichmouratov, Alain Legault, Elvira Misbakhova, Mark Peetsma, à 21 h. Pour le Cabaret du 11e, où le groupe, déjà invité au Festi Jazz, connu pour être l’une des formations de musique klezmer les plus dynamiques au Canada, fera la fête avec le public.
« L’ensemble Kleztory » livre cette musique, typique des juifs itinérants d’Europe de l’Est des deux siècles précédents, puise son inspiration dans les airs populaires de l’époque. Le directeur artistique invité explique qu’il s’agit là d’« Une soirée de musique klezmer pleine d’humour, de joie et de mélancolie », pour qui cette forme musicale reflète l’âme d’un peuple, qui a connu et connaît encore bien des misères et des persécutions.
Entrevue avec Mathieu Gaudet deuxième partie.










