La Ville de Rimouski a officiellement donné le coup d'envoi à son nouveau service de transport en commun. Le fait que le service n'était pas à point lors de son lancement l'a rendu particulièrement vulnérable à la critique. Ce sera le cas tant que les pancartes permanentes ne seront pas installées – des pancartes blanches l'hiver, ce n'est pas la trouvaille du siècle – et que des ajustements notables n'auront pas été effectués.
L'ajout de points de rabattement est une lacune à corriger au plus tôt. L'exemple le plus absurde est cet usager de Pointe-au-Père qui veut se rendre au Carrefour Rimouski. À bord d'un Taxibus, il passe devant le centre commercial, se rend à un point de rabattement (il y en a deux : au Musée et à la gare), monte dans un Citébus et revient vers le Carrefour Rimouski...
Autre irritant : aux heures de pointe, les Citébus font leur circuit dans le même sens. Ainsi, certains usagers doivent faire un détour pour se rendre d'un point à l'autre – alors qu'il serait plus rapide de monter dans un Citébus circulant en sens inverse. L'arrimage du service avec celui de la MRC de Rimouski-Neigette est également incontournable, mais se fait toujours attendre.
L'interdiction imposée aux Taxibus de pénétrer dans le périmètre réservé aux Citébus est difficilement justifiable en dehors des heures de service des autobus urbains. La Ville doit faire preuve de plus de souplesse pour les travailleurs débutant très tôt le matin.
Bien sûr, il est facile de régler ces irritants sur papier. Il faut voir comment cela se fait dans la vraie vie. Mais tant que ces points ne seront pas corrigés, le service – dans sa forme actuelle – continuera à souffrir la critique. C'est bien beau de dire « on est à l'écoute », il faut aussi agir lorsque les problèmes sont clairement identifiés.
L'idée d'offrir un mois gratuit ne peut qu'inciter davantage de Rimouskois à adopter le nouveau service. On voit là le côté marketing du maire Éric Forest. D'ailleurs, mise à part l'excellente idée des kiosques de présentation des Citébus mettant en valeur un siège d'autobus urbain, je me questionne sur la nécessité d'avoir embauché une firme supposément spécialisée dans les campagnes de promotion du transport en commun.
Jusqu'à maintenant, on a eu droit à une publicité à la télé qui a complètement raté sa cible. La pub martelait le message que Rimouski se dote d'un nouveau service étendu – comme si on ne le savait pas... – et il n'y avait même pas d'adresse de site Internet pour avoir plus d'informations. De plus, la trame sonore évoquait de gros autobus comme on en retrouve à Québec. Tout le contraire des Citébus. Comme si le concepteur n'avait pas su quel service il était en train de vendre... Cette pub est de l'argent gaspillé. Heureusement, elle n'est plus en onde.
Autre point négatif: le fameux dépliant distribué à tous les foyers était incomplet et difficile à consulter. Grave oubli : les tarifs n'y étaient pas inscrits... Et quand les Citébus seront arrimés avec le service de la MRC, il faudra probablement réimprimer d'autres dépliants pour expliquer le fonctionnement de ces services.
Tout n'est pas négatif pour autant.
Malgré une mise en service appuyée par une campagne de publicité déficiente, la fréquentation des Citébus est en constante progression. C'est très encourageant. En un mois, elle est passée de 555 passages à 1135 par semaine. En outre, 30 % des usagers sont des étudiants. L'objectif d'atteindre hebdomadairement 1400 passages est facilement à portée.
La Ville de Rimouski a réussi un très bon coup en impliquant financièrement des partenaires privés (Ameublements Tanguay, la Caisse Desjardins de Rimouski et TELUS) et des partenaires publics (Cégep de Rimouski, Commission scolaire des Phares, CSSS de Rimouski-Neigette et UQAR). Ceux-ci font la démonstration qu'ils sont de bons citoyens corporatifs.
On peut comprendre que le service Citébus soit encore en rodage. Il ne faut pas oublier que cela ne fait même pas deux mois que les autobus urbains sont apparus à Rimouski. Alors qu'ils ont été des plus absents lors du débat sur le retour des autobus – à l'exception d'une consultation publique où tout était déjà joué –, les utilisateurs de Taxibus vont continuer à se plaindre des Citébus tant que les irritants persisteront.
Néanmoins, le véritable test sera à la prochaine rentrée scolaire. Si les nouveaux étudiants du Cégep et de l'UQAR – lire, ceux qui n'ont pas déjà une voiture – n'adoptent pas les Citébus, il y aura un problème. Cela laisse amplement le temps à la Ville et à la Société des transports de Rimouski de corriger les irritants et d'offrir aux Rimouskois le service auquel ils ont droit.
L'ajout de points de rabattement est une lacune à corriger au plus tôt. L'exemple le plus absurde est cet usager de Pointe-au-Père qui veut se rendre au Carrefour Rimouski. À bord d'un Taxibus, il passe devant le centre commercial, se rend à un point de rabattement (il y en a deux : au Musée et à la gare), monte dans un Citébus et revient vers le Carrefour Rimouski...
Autre irritant : aux heures de pointe, les Citébus font leur circuit dans le même sens. Ainsi, certains usagers doivent faire un détour pour se rendre d'un point à l'autre – alors qu'il serait plus rapide de monter dans un Citébus circulant en sens inverse. L'arrimage du service avec celui de la MRC de Rimouski-Neigette est également incontournable, mais se fait toujours attendre.
L'interdiction imposée aux Taxibus de pénétrer dans le périmètre réservé aux Citébus est difficilement justifiable en dehors des heures de service des autobus urbains. La Ville doit faire preuve de plus de souplesse pour les travailleurs débutant très tôt le matin.
Bien sûr, il est facile de régler ces irritants sur papier. Il faut voir comment cela se fait dans la vraie vie. Mais tant que ces points ne seront pas corrigés, le service – dans sa forme actuelle – continuera à souffrir la critique. C'est bien beau de dire « on est à l'écoute », il faut aussi agir lorsque les problèmes sont clairement identifiés.
L'idée d'offrir un mois gratuit ne peut qu'inciter davantage de Rimouskois à adopter le nouveau service. On voit là le côté marketing du maire Éric Forest. D'ailleurs, mise à part l'excellente idée des kiosques de présentation des Citébus mettant en valeur un siège d'autobus urbain, je me questionne sur la nécessité d'avoir embauché une firme supposément spécialisée dans les campagnes de promotion du transport en commun.
Jusqu'à maintenant, on a eu droit à une publicité à la télé qui a complètement raté sa cible. La pub martelait le message que Rimouski se dote d'un nouveau service étendu – comme si on ne le savait pas... – et il n'y avait même pas d'adresse de site Internet pour avoir plus d'informations. De plus, la trame sonore évoquait de gros autobus comme on en retrouve à Québec. Tout le contraire des Citébus. Comme si le concepteur n'avait pas su quel service il était en train de vendre... Cette pub est de l'argent gaspillé. Heureusement, elle n'est plus en onde.
Autre point négatif: le fameux dépliant distribué à tous les foyers était incomplet et difficile à consulter. Grave oubli : les tarifs n'y étaient pas inscrits... Et quand les Citébus seront arrimés avec le service de la MRC, il faudra probablement réimprimer d'autres dépliants pour expliquer le fonctionnement de ces services.
Tout n'est pas négatif pour autant.
Malgré une mise en service appuyée par une campagne de publicité déficiente, la fréquentation des Citébus est en constante progression. C'est très encourageant. En un mois, elle est passée de 555 passages à 1135 par semaine. En outre, 30 % des usagers sont des étudiants. L'objectif d'atteindre hebdomadairement 1400 passages est facilement à portée.
La Ville de Rimouski a réussi un très bon coup en impliquant financièrement des partenaires privés (Ameublements Tanguay, la Caisse Desjardins de Rimouski et TELUS) et des partenaires publics (Cégep de Rimouski, Commission scolaire des Phares, CSSS de Rimouski-Neigette et UQAR). Ceux-ci font la démonstration qu'ils sont de bons citoyens corporatifs.
On peut comprendre que le service Citébus soit encore en rodage. Il ne faut pas oublier que cela ne fait même pas deux mois que les autobus urbains sont apparus à Rimouski. Alors qu'ils ont été des plus absents lors du débat sur le retour des autobus – à l'exception d'une consultation publique où tout était déjà joué –, les utilisateurs de Taxibus vont continuer à se plaindre des Citébus tant que les irritants persisteront.
Néanmoins, le véritable test sera à la prochaine rentrée scolaire. Si les nouveaux étudiants du Cégep et de l'UQAR – lire, ceux qui n'ont pas déjà une voiture – n'adoptent pas les Citébus, il y aura un problème. Cela laisse amplement le temps à la Ville et à la Société des transports de Rimouski de corriger les irritants et d'offrir aux Rimouskois le service auquel ils ont droit.





















