Le symposium « Les sculpturales » de Sainte-Luce prend fin dimanche

Roger Boudreau redaction_rimouski@tc.tc
Publié le 21 août 2014

Il est 9h45, jeudi, et sont à l’œuvre les sculpteurs et les sculpteures de la 10è édition du symposium « Les sculpturales » de Sainte-Luce. Magnifique depuis le début de la semaine, le soleil l’est tout autant aujourd’hui et nombreux sont les visiteurs qui s’émerveillent devant la vie qui prend forme sous leurs yeux.

Bien entendu, les œuvres seront complétées d’ici à dimanche, peut-être samedi et dans le cadre de cet événement touristique, le public sera invité le dimanche 24 août, de10h à 14h30 à voter pour sa sculpture « Coup de cœur ». La cérémonie de clôture des Sculpturales aura lieu ce même jour à 15h sur les terrains de la Fabrique de Sainte-Luce, voisin du Bistro-bar Le Nipigon. En cas de pluie, la cérémonie se déroulera à l’Hôtel de Ville de Sainte-Luce.

Claude Rioux de Gaspé travaillait pour une grosse entreprise québécoise avant de tout quitter pour réaliser son rêve d’être un jour sculpteur. À 61 ans, il a la nette impression d’avoir fait le bon choix même si une belle retraite l’attendait à la fin de sa carrière. « Maintenant, je fais de bonnes années, d’autres moins bonnes mais je suis toujours satisfait de mon travail » dit-il. Monsieur Rioux a eu de très bons mots pour les organisateurs du symposium « des gens accueillants et serviables ».

À Sainte-Luce, Claude Rioux réalise la Trinité.

Micheline Coutlée de Rawdon et son conjoint Pierre Turgeon réalisent une croix celtique de 2,5 mètres, en hommage aux victimes du naufrage de l’Empress of Ireland. Cette croix intègrera un anneau et des motifs appelés des roues solaires. À noter que les premières croix celtiques ont été érigées dès le début du VIIIe siècle en Irlande. Déjà très avancée au moment de notre visite, jeudi, l’œuvre du couple Coutlée-Turgeon devrait s’attirer de nombreux regards.

Annie Villeneuve, de Mont-Tremblant sculpte une tortue follement délurée qui se tient debout sur ses pattes avant. Madame Villeneuve détient un diplôme collégial d’enseignement en arts plastiques. Elle est aussi coloriste, peintre et sculptrice sur différentes matières (bois, neige, glace). Elle a été lauréate du concours « Chapeau les filles » pour la reconnaissance des femmes en milieu non traditionnel.

Pour gagner sa vie, comme on dit, elle fait du meuble et de la sculpture. « Je suis venue à Sainte-Luce pour me…reposer du train-train quotidien ». Elle aussi connaît de bonnes années comme d’autres moins bonnes mais elle adore sa profession.

Enfin, sous le pergolas de la promenade de l’Anse-aux-Coques, impressionne la galerie Maud Palmaerts, une Belge résidant à Québec qui cisèle une nymphe des mers qui jaillie des vagues pour se métamorphoser progressivement en un être d’eau et d’énergie.

Le beau temps devrait attirer au cours des deux prochains jours des milliers de personnes.

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