Un regard américain sur l’histoire du Québec

Adeline Mantyk adeline.mantyk@tc.tc
Publié le 4 mars 2015

PHOTOJOURNALISME. Un total de 189 photos prises par la newyorkaise Lida Moser en 1950 ont été récupérées et exposées jusqu’au 10 avril à Québec. Ces photos feront le voyage jusqu’à Rimouski cet été.

Lida Moser, photojournaliste de renommée internationale, a réalisé pour le magazine Vogue un photoreportage sur le Québec en 1950, apportant un regard unique sur le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie : « Elle est tombée en amour avec ces régions et avec le Québec, à tel point qu’elle est revenue photographier le Québec un an après », détaille Anne-Marie Bouchard, commissaire de l'exposition  1950. Le Québec de la photojournaliste américaine Lida Moser au Musée national des beaux-arts du Québec.

La photographe livre du même coup un témoignage rare sur une époque, un Québec qui tentait de s’ouvrir : « Cela rejoint l’exposition que nous avions présentée l’été dernier portant sur le grand feu de 1950 à Rimouski, Et si le feu m’était conté. Lida Moser est le témoin actif de l’émergence de la modernité au Québec », d’exprimer Francine Périnet, directrice du Musée régional de Rimouski. « Attachée au Québec, elle a réalisé un second reportage pour le magazine Look mettant en images de jeunes écoliers. C’est l’un des plus importants reportages photographiques jamais entrepris sur le Québec de 1950 », exprime Anne-Marie Bouchard.

À vos appareils !

Le MNBAQ lance un concours, Le Québec en image inspiré du parcours de Lida Moser : il s’agit d’envoyer des photos carrées prises à la manière de l’artiste sur le compte Instagram #LidaMoserQc, plusieurs prix sont à gagner.

Informations : www.lidamoser.mnbaq.org.

Le Québec de Lida Moser

Aux côtés de Paul Gouin, conseiller du gouvernement de Duplessis et collectionneur d’art, Lida Moser entreprend un périple de Montréal à Québec, en passant par Charlevoix, Le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, photographiant en 1700 clichés noir et blanc paysages ruraux, scènes urbaines, architecture, œuvres d’art et d’artisanat et portraits d’enfants, de sculpteurs, de conteurs, d’acteurs, et bien d’autres. « Ce qui est particulier, c’est qu’on trouve des photos du Bic et de la Matapédia mais pas de la ville de Rimouski, qui a subi en 1950 un grand incendie », explique Anne-Marie Bouchard. Dans les années 1970 à 1990, Lida Moser, morte l'année passée en préparant cette exposition, a travaillé à faire reconnaître son travail au Québec.