De la région à la ville

Élodie Vaillancourt elodie.vaillancourt@tc.tc
Publié le 18 octobre 2016

©Photo gracieuseté

L'auteure Virginie Blanchette-Doucet, originaire de l'Abitibi, a lancé son premier roman « 117 Nord » dans lequel son personnage principal se promène entre sa vie en Abitibi, et celle à Montréal. L'auteure sera à Rimouski dans le cadre du Salon du Livre qui aura lieu du 3 au 6 novembre pour une table ronde et une séance de signature.

Le premier roman de cette jeune auteure de vingt-sept ans raconte l'histoire de Maude, qui quitte l'Abitibi pour Montréal. La maison que ses parents lui avaient léguée a été démolie par la minière. Elle jongle toutefois entre sa vie à Montréal, et ce qui lui reste en Abitibi : Francis, un ami, un amour peut-être.

« Au début, je ne voulais pas écrire sur les mines, puis le sujet est finalement revenu en force et s'est concrétisé lorsque j'ai assisté à un atelier pour les jeunes auteurs. À ce moment-là, Marie-Hélène Poitras nous avait suggéré d'explorer des sujets que nous connaissons bien, » explique l'auteure.

Ayant elle-même travaillé plusieurs étés à la mine comme emploi d'étudiant, Virginie Blanchette-Doucet connaissait bien cet univers. « J'ai fait quelques recherches et j'ai adapté la documentation pour la fiction. »

Elle a approfondi ses recherches et puisé des informations dans son propre entourage puis dans des ouvrages. « J'ai regardé des documentaires sur les mines, « L'or des autres »de Simon Plouffe m'a beaucoup inspiré, car il y a des témoignages de citoyens au moment où leurs maisons sont déplacées. C'était très nourrissant pour moi. »

L'auteure a choisi de parler de l'exil, de ces gens qui quittent la région pour aller vivre en ville parfois par choix et parfois par obligation, laissant derrière eux des souvenirs, des gens et des lieux.

Celle qui a toujours voulu écrire est fière de signer son premier roman. « J'ai toujours écrit des histoires, les livres ont toujours fait partie de ma vie.  Malheureusement, la réalité des jeunes auteurs n'est pas facile, à l'Université on nous dit qu'il faut à la fois être chanceux et talentueux. »

Cette réalité n'a pas empêché Virginie Blanchette-Doucet de tenter sa chance. « Comme j'avais écrit mon mémoire et que je l'avais imprimé, je me suis dit que j'allais l'envoyer à différentes maisons d'édition, mais jamais je n'aurais imaginé avoir un retour aussi rapide. Les maisons d'édition ont tellement de manuscrits à lire, mais le mien s'est retrouvé sur le dessus de la pile par hasard, au bon moment. »

La pétillante auteure se ravit de la réponse positive de la maison d'édition, mais également des critiques et des commentaires positifs des lecteurs. « Dans la vie, je prends très bien la critique et je veux m'améliorer, alors j'étais prête à recevoir les commentaires pertinents, mais la réponse est tellement positive. Les lecteurs prennent le temps de m'écrire, je trouve ça exceptionnel. »

Virginie Blanchette-Doucet rencontrera pour la première fois ses lecteurs au Salon du livre de Rimouski.  « J'ai tellement hâte ! Je pense que les régions éloignées, on a des liens communs et une conscience du territoire, alors je suis vraiment contente de venir à Rimouski. »