Le Théâtre du Bic toujours en attente du feu vert de Québec


Publié le 16 mars 2017

Une esquisse du projet de rénovation du Théâtre du Bic.

©Photo TC Media-archives

AGRANDISSEMENT. La Ville de Rimouski et la corporation le Théâtre les gens d’en bas attendent la décision du gouvernement provincial d’aller de l’avant avec une aide financière qui pourrait attendre 40 % pour leur projet de rénovation et d’agrandissement du Théâtre du Bic, se chiffrant à plus de 3 M$.

La Ville, propriétaire de cette infrastructure depuis 2009, a autorisé le projet de rénovation de plus de 3 M$ du théâtre en juin 2016. « Si nous sommes subventionnés et que tout est admissible, la contribution du fédéral sera de 50 %, celle du provincial, de 40 % et celle du milieu de 10 % seulement. La corporation du Théâtre les gens d’en bas contribuerait pour un montant de 45 000 $. C’est un programme très intéressant, qui va avoir un coût limité pour le milieu », explique Guy Dionne, directeur du Service des Loisirs, de la Culture, et de la Vie communautaire à la Ville de Rimouski.

Aujourd’hui, le projet de rénovation et d’agrandissement est plus que jamais pertinent, pour le directeur : « Ce n’est pas un luxe. Nous avons fait nos devoirs et avons déposé un projet raffiné. Nous attendons des nouvelles du ministère de la Culture. » C’est désormais le Service des Loisirs, de la Culture et de la Vie communautaire qui pilote le dossier : « Nous travaillons ensemble, la collaboration avec l’administration municipale est totale. Lorsque Québec signifiera son accord de financement, Ottawa sera en mesure d’ouvrir le dossier », se réjouit le directeur. « Nous savons que le projet est en analyse au Ministère de la Culture et qu’il est en communication avec le palier fédéral. Mon impression est que les deux gouvernements pourraient donner leur aval simultanément », précise Guy Dionne.

Une urgence certaine

Eudore Belzile, directeur de la corporation du Théâtre les gens d’en bas, se dit préoccupé par la vétusté de l’édifice qui, selon lui a livré la marchandise depuis sa construction : « Il faut moderniser ce lieu qui a bien rempli sa mission depuis 27 ans. Construit à un coût de 625 000 $, ce fut un investissement plus que rentable. Mais aujourd’hui, il y a une urgence réelle à l’entretien de cette infrastructure reconnue nationalement. »

Le directeur précise qu’en 2016, le Théâtre s’est vu contraint d’annuler une pièce en raison du système de chauffage qui n’était pas assez performant pour chauffer l’édifice : « Cela engendre des coûts, il faut rembourser la compagnie et les spectateurs, et cela n’est pas considéré par les assurances comme un « acte de Dieu » comme une tempête par exemple. On ne pourrait pas se permettre de devoir annuler deux ou trois représentations »

M. Belzile explique que l’isolation du bâtiment est vétuste et que le chauffage ne permet plus de le chauffer adéquatement : « Les fenêtres datent d’il y a 27 ans. Cette année, nous avons subi des infiltrations d’eau, la Ville est venue réparer. Il ne fait pas un froid extrême, mais parfois les gens sont obligés de garder leurs manteaux pour assister aux représentations. Et l’été, il peut y faire très chaud. »

Les travaux de rénovation et d’agrandissement permettront notamment de doubler la superficie de l’édifice en plus d’installer des loges, des locaux, une salle multifonctionnelle.

Le théâtre du Bic offre depuis 25 ans une programmation annuelle axée sur le théâtre de création et la danse contemporaine.

©Courtoisie