Mais on s’en va où ? Je suis tombé en bas de ma chaise ce matin, en voyant la une du Journal de Québec, citant les demandes du personnel syndiqué CSN dans les CPE du Québec. Heureusement que je ne me suis pas cogné la tête. Parce que je crains que c’est ce qui arrive chez ces gens – dont je ne critique pas la compétence quant aux soins et attentions à apporter à nos chérubins. Mais je m’interroge sur la lucidité de leaders.
Mais vous avez vu ?
.- 6 semaines de vacances
.- 10 congés personnels
.- 13 congés fériés
.- 11,25 % d’augmentation salariale sur 3 ans
Rien que ça. Près de 4 % d’augmentation de salaire par année et près de 11 semaines sans travailler, à nos frais. En connaissez-vous beaucoup de travailleurs (hommes et femmes) qui ont droit à tel traitement, surtout qu’on nous prévoit une année économique pour le moins difficile, avec un quasi statu quo au gros maximum dans la progression économique du pays ?
Lorsque notre bon gouvernement avait institué les garderies à 5 $, j’avais prédit que c'était un gouffre financier (*) en devenir. Personne ne pouvait réellement prévoir le coût de cette mesure sociale, ni au gouvernement du temps, ni à l’actuel gouvernement, considérant que le programme d’implantation n’est pas terminé. Loin de là.
Comme je prétendais que ça ne reste pas à 5 $ bien longtemps, considérant les coûts sans cesse croissants, ne serait-ce qu’aux conditions des éducatrices et éducateurs dans les CPE. Ces coûts pour les parents sont grimpés à 7 $, au grand dam d’une certaine opposition trop socialisante, mais admettons qu’on était encore loin du compte. Les prévisions les plus conservatrices veulent que le gouvernement hausse ces coûts à 10 $ pour ainsi faire face à un déficit d’opération raisonnable.
Mais jamais, au grand jamais, un gouvernement n'osera, à quelques mois des élections générales, toucher à ça. Nos gouvernementaux – lire la députation –, on le sait trop bien, ne gèrent pas l’État, mais vivent pour leur réélection. Et je vous signe un papier que nos élus viendront déchirer leurs chemises en campagne électorale, en nous disant, nous criant même, combien ils ont pris fait et cause pour la famille, pour les femmes au travail, pour la sécurité des enfants, pour la création d’emplois dans les CPE, et que sais-je encore dans une argumentation qui, pour la plupart, n’aura ni queue, ni tête.
Le plus choquant (?) dans cette affaire là est de voir la CSN et ses syndicats venir nous dire que les parents les appuient. Foutaise ! Les parents n’ont pas le choix que de se la fermer, comme le dit mon collègue Michel Hébert. Les parents sont des otages qui ont le droit de ne pas dire un mot ou appuyer du bout des lèvres. Car une fois les conflits terminés, les parents ont bien trop peur aux conséquences sur leurs enfants. Je ne dis pas que toutes les éducatrices et tous les éducateurs ont l’esprit vengeur, mais l’être humain étant ce qu’il est…
Et le pire : ces demandes syndicales ne s’arrêtent pas là. Pendant que le gouvernement cherche à enlever le placement syndical dans l’industrie de la construction, la CSN réclame – par ses syndicats – un rôle accru dans la gouvernance des garderies et un droit de regard sur l’embauche. Rien que ça.
Dire que les CPE sont menacés d’un débrayage général à compter de vendredi…
(*) : En voulez-vous, des mesures socialisantes dont on ne connaît pas les coûts ? Outre les garderies, que pensez-vous notamment de l’assurance médicaments ? Un panier sans fond. De quoi rendre malade… Et il y en a d’autres… On se demande ensuite pourquoi nous sommes la société la plus taxée en Amérique du Nord.
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La réflexion de la semaine :
Les grands arbres donnent plus d’ombre que de fruit. - Proverbe allemand
Note : c’est souvent ce que je pense de l’attitude de la CSN.
À bientôt !





















