Le moins que l’on puisse dire est que le Québec nage dans des eaux plus embrouillées que jamais. Nulle part le mot confiance n'apparaît dans nos conversations, dans nos initiatives, dans notre regard vers demain.
Et ce brouillard sévit autant à Ottawa qu’à Québec. Deux capitales qui se comportent comme des girouettes, ne semblant répondre à rien d’autre qu'à la finance à Ottawa, à l’incertitude à Québec.
À Ottawa, le gouvernement conservateur du premier ministre Harper semble vouloir donner l’impression de pousser le Québec dans ses derniers retranchements, pour en faire une province comme les autres. Il en profite, car on ne peut pas se défendre. Pas de chef à l’Opposition officielle. Pas de chef à la
2e opposition. Ni le NPD ni le PLC ne peut prétendre assurer notre défense de manière claire, ne pouvant déposer de politiques au soutien de notre société dite distincte. Devant un gouvernement majoritaire et arrogant, que peuvent les partis d’opposition quant ceux qui détiennent le pouvoir vont jusqu’à appliquer la théorie de l'« Après moi, le déluge ! » ? Ah oui. J’oubliais le Bloc. Oui. Le Bloc. On passe à un autre appel, voulez-vous ?À Québec, alors qu’on ne parle plus que du Plan Nord, tout le reste semble passer en deuxième. Sauf que l’actualité ne peut nous préserver des coupures draconiennes qui surgissent dans tous les ministères – j’ai dit tous les ministères – , dans les prochaines semaines, pour éviter la catastrophe budgétaire d’un gouvernement qui se demande s’il doit ou non prendre les péquistes et les adéquistes – pardon, les caquistes – au dépourvu en appelant une élection générale hâtive, à peine à mi mandat, ou presque. Sauf qu’un gouvernement qui peut dire qu’il faut se serrer la ceinture, n’a pas à dépenser des millions pour une élection à moins d’être à bout de souffle, à bout d’idées.
Or, le gouvernement du Québec est-il encore en mesure de gouverner ? Les libéraux ont-ils la profondeur pour occuper les sièges de commande ? Les ténors de ce parti sont-ils les hommes et les femmes qui peuvent ramener la confiance chez la population, non pas à leur endroit, mais en l’avenir ? Avez-vous confiance en l’avenir, vous qui nous lisez ? Est-ce que ceux qui nous gouvernent ont eux-mêmes, elles-mêmes, confiance en leur avenir et en celui du peuple qu’ils administrent, qu’ils gouvernent ?

J’ai nettement l’impression que tous les débats que nous pourrions soulever se résument à une seule chose : la confiance. La confiance en soi-même. La confiance en son entourage. La confiance en nos patrons. La confiance en nos gouvernements. La confiance en la vie.
Je vous suggère un exercice. Mesurer la confiance qui vous anime en tout ce qui vous entoure, à commencer par vous-même. Vous m’en donnerez des nouvelles. Car de vos réponses dépendra notre lendemain.
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QUAND LA CONFIANCE SE CONFOND AVEC CHIMÈRE…
Un des plus beaux exemples de cette perte de confiance : le retour évident dans les médias, dans les discours, par une classe politique veut nous ramener le débat sur la souveraineté, la séparation, l’indépendance ou toute autre appellation que vous voudrez choisir.
Pas plus tard qu’aujourd’hui (25 janvier), l’ancien député péquiste d’Arthabaska, Jacques Baril, nous revient avec ce débat aussi inutile qu’inopportun. Lisez…
Lettre d'opinion de Jacques Baril :
« Qui trop embrasse mal étreint »
« L’année 2011 aura été très difficile pour le Parti québécois. Des hommes et des femmes avec des convictions inébranlables pour l’indépendance du Québec ont quitté le seul parti politique qui peut nous amener, qui peut nous permettre d’avoir enfin notre pays.
« Voilà que l’année 2012 est à peine commencée qu’un autre député souverainiste pose le même geste. François Rebello, qui a milité dans différentes instances du parti, dans différentes associations, prônait, exigeait, blâmait le Parti québécois de ne pas parler assez souvent, de ne pas faire l’indépendance du Québec. Aujourd’hui, il s’associe à un parti qui dit ne pas faire l’indépendance avant 10 ou 15 ans si ce n’est un Québec dans une confédération renouvelée.
« Selon M. Rebello : " Il faut redonner confiance aux gens avec un bon gouvernement", du déjà-vu, du déjà-entendu.
« Il serait trop long ici de démontrer que le gouvernement du Parti québécois fut l’un des meilleurs gouvernements que le Québec ait connu. Cela n’a pas empêché le bon peuple de se dire non à deux reprises.
« Le gouvernement de M. Harper est à façonner son Canada à l’image et aux us et coutumes des autres provinces. Des fédéralistes convaincus ne se reconnaissent déjà plus dans ce Canada. Pourtant, ce n’est qu’un début de mandat pour M. Harper !
« Maintenant que l’on voit approcher le moment opportun pour la tenue d’un troisième référendum, des députés, des militants quittent le seul parti qui peut nous conduire à notre volonté d’avoir notre pays. Par leur geste, ils risquent de faire élire un parti qui dit : "pas avant 10 ou 15 ans" si ce n’est pas autre chose… ou encore faire élire le pire gouvernement libéral depuis Taschereau.
« Comment peut-on mettre de côté des convictions aussi profondes pour aller militer dans un parti qui renie ces mêmes convictions ?
« J’ai mal à ma fierté.
Jacques Baril
Ex-député d’Arthabaska
« P.-S. : Terre-Neuve a dû tenir trois référendums avant d’obtenir une majorité de oui pour entrer dans laconfédération. Pourquoi n’aurions-nous pas ce même droit ? »
C’est ce débat qu’on veut relancer ? Non merci ! On veut nous amener encore une fois à débattre d’un monde nouveau qui n’a jamais été défini, dont on ne connaît pas le prix, dont la définition de la démocratie est toute aussi confuse que l’option ?
Il serait peut-être temps que l’on revienne à la base de notre histoire, à savoir y aller avec le réalisme, dans la protection de la classe moyenne qui n’en finit plus d’étouffer, dans l’aide aux démunis qui en ont besoin, dans une vision d’un meilleur sort pour nos aînés qui ont bâti cette société, dans le respect de nos valeurs de base, comme la langue, la nôtre, comme la religion, la nôtre.
Le Québec ne se respecte plus. La laïcité veut dire bien des choses, mais elle est à tuer bien de nos valeurs qui font de nous ce que nous sommes. Et on veut bâtir un pays sur cette démolition. Incroyable !
Avant de se donner un présumé nouveau pays qu’on nous vend comme le « paradis terrestre québécois », est-on au moins capable de savoir qui nous sommes ? Et sommes-nous capables de nous respecter nous-mêmes ?
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La réflexion de la semaine :
« C'est une belle harmonie quand le faire et le dire vont ensemble. » – Montaigne
À bientôt !





















