
Frappé de plein fouet par les grandes marées du 6 décembre 2010, le Centre d’Art Marcel Gagnon rouvrira tout de même ses portes la fin de semaine de Pâques, soit une semaine plus tôt que l’an dernier.
L’un des endroits les plus fréquentés durant la belle saison – on estime le nombre de visiteurs entre 70 000 et 80 0000 – a subi d’importants dégâts, surtout au sous-sol où s’est infiltrée l’eau, réduisant à néant tout l’inventaire : les livres sur le grand rassemblement de Marcel Gagnon, tous les cadres, du matériel d’artistes, etc.
« À un moment donné, le restaurant du Centre était situé comme dans le vide » a dit son propriétaire, Guillaume Gagnon. Le restaurant repose aujourd’hui sur un solage.
Les grandes marées pour Guillaume Gagnon ont été « un mal pour un bien » même s’il eut souhaité que cela ne se produise jamais. « Les parties faibles du Centre ont toutes été renforcées. J’ai tout prévu au cas où se répéterait semblable événement. L’eau va sortir, je vous le garantis car j’ai installé quatre grosses pompes à eau » raconte Guillaume.
Le terrassement, le stationnement et la cinquantaine de statues font partie du gros du travail qui reste à être exécuté. « Nous n’allons pas niaiser et c’est en collaboration que nous allons nous atteler à la tâche » ajoute-t-il.
Coût des dégâts : entre 100 000$ et 200 000$ dont une partie sera compensée par le programme bonifié du gouvernement du Québec. « Je ne vais pas m’en tirer si mal. De toute façon, le programme c’est mieux que rien ».
Comme les grandes marées se sont produites au moment où le Centre d’Art était fermé jusqu’au printemps, il n’y a pas eu de perte de revenus. « Malgré tout, j’ai pleuré au moment où les grandes marées se sont déchaînées mais je me suis vite repris en voyant les nombreux bénévoles se porter à mon secours. J’ai été très stimulé. »
Guillaume Gagnon dit que très exactement 57 personnes en plus de sa trentaine d’employés lui sont venus en aide depuis le 6 décembre dernier. « Je ne les remercierai jamais assez ».
Dans le malheur il y a du positif et dans son cas, c’est la solidarité de ses parents, amis et membres du personnel qui redonne espoir à Guillaume Gagnon.




















