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Roger Brisson est décédé de suffocation au cours d’un incendie qu’il a délibérément allumé


Publié le 12 octobre 2017

La résidence est une perte totale.

©Photo TC Media - Pierre Michaud

Dans son rapport rendu public ce jeudi, la coroner Renée Roussel conclut que Roger Brisson, 60 ans, est décédé de suffocation au cours d’un incendie qu’il a délibérément allumé, le 9 décembre 2016 à Saint-Gabriel-de-Rimouski.

M. Brisson vivait en couple depuis plusieurs années, mais cette relation était en voie de rupture. Il travaillait dans le nord du Québec (Baie-James) à titre de contremaître dans un garage. Il partait pendant 35 jours et revenait à Saint-Gabriel pour 10 jours. Il semble que l’homme n’allait pas bien depuis environ deux ans et sa consommation d’alcool se serait aggravée, selon sa conjointe.

Selon l’information recueillie par les policiers de la SQ, M. Brisson a été impliqué dans un accident de la route le 8 décembre 2016 alors qu’il conduisait avec les facultés affaiblies. Il s’agissait, semble-t-il, de sa troisième infraction de conduite d’un véhicule à moteur avec les facultés affaiblies.

« M. Brisson, aux prises avec un important trouble de l’usage d’alcool qui, combiné à certains facteurs de stress identifiés (rupture du couple, 3e infraction avec facultés affaiblies au volant) et peut-être d’autres facteurs de stress qui ne nous sont pas connus, semble avoir développé un tableau de trouble d’adaptation aigu avec humeur dépressive. Cet état dépressif était possiblement induit par l’usage chronique et important d’alcool qui est un dépresseur du système nerveux bien connu. Ainsi, il a été amené à contempler sérieusement le suicide pendant qu’il était intoxiqué à l’alcool et a fait un passage à l’acte», écrit la Dre Roussel.