« Il faut continuer à marteler le message car il y a encore beaucoup de travail à faire »


Publié le 14 juin 2017

Le sergent Claude Doiron et une policière qui a pris part à l'opération vitesse.

©Photo TC Media - Adeline Mantyk

MONTÉE INDUSTRIELLE. La Sûreté du Québec (SQ) a  intercepté plus de 10 véhicules ce matin dans à l’angle de la montée Industrielle-et-Commerciale et du chemin du Sommet Est à Rimouski, dans le cadre d’une vaste opération nationale.

De cette opération d’environ une heure, qui visait à la sensibilisation et à la prévention, a résulté une dizaine de constats d’infractions reliés en majorité à la vitesse dans la côte, selon le porte-parole de la SQ, le sergent Claude Doiron : « Depuis une heure, plus de 10 véhicules ont été interceptés à des vitesses supérieures à 100 km/h dans la côte, alors que la vitesse est limitée à 70 km/h. Quelques conducteurs ont été interceptés car ils ne portaient pas leur ceinture de sécurité. »

La SQ a choisi cet emplacement stratégique en raison du grand volume de plaintes reçues par les usagers de la route : « Il y a beaucoup de collisions à cet endroit et on se rend compte que la plupart de celles-ci sont en raison de facteurs humains, entre autres, la vitesse. C’est une zone de 70 km/h, la vitesse n’est pas respectée en montant, les gens se donnent un élan pour monter la côte, mais il n’y aucune raison de faire ça », ajoute le porte-parole.

Claude Doiron fait savoir que lorsqu’un usager conduit trop vite, plusieurs facteurs physiques sont en jeu : « Le champ de vision se rétrécit, notre capacité à éviter un obstacle diminue de beaucoup, notre chance d’éviter un obstacle diminue beaucoup, ça augmente les risques de dérapage et les distances d’arrêt sont plus grandes. On a beau dire qu’on a un bon véhicule et qu’on est un bon conducteur, les lois de la physique ne changent pas, on n’est pas l’abri d’un accident. »

Continuer à marteler le message

Le sergent Doiron indique que chaque année, la vitesse tue près de 130 personnes au Québec depuis 2012, selon les statistiques retenues par la SQ : « Et près de 470 personnes subissent des blessures graves en raison de la vitesse. La vitesse est le principal facteur causant la mort et des blessures graves, ensuite viennent le non port de la ceinture de sécurité, l’alcool au volant et les distractions au volant, comme le cellulaire. Toutefois, 70 % des constats d’infraction sont en lien avec la vitesse. Il faut continuer à marteler le message car il y a encore beaucoup de travail à faire. »

Le porte-parole indique également que toutes ces morts engendrent aussi des coûts : « Plus de de 201 M$ en indemnisations sont payées par la SAAQ chaque année, 840 M$ en coûts sociaux, en perte de productivité, en dommages matériels. En plus des conséquences sur les familles touchées par les décès ou des blessures graves qui laissent des séquelles permanentes. »

L’ensemble des services de police du Québec a participé à cette vaste opération nationale concertée sur la vitesse, qui a débuté jeudi et qui se termine demain, en collaboration avec l’Association des directeurs de police du Québec (ADPQ).

Le porte-parole signifie toutefois que l’opération prend fin demain, mais que la SQ continuera, comme à son habitude, de faire des contrôles de vitesse sporadiques à différents endroits sur le territoire : « Il y a encore beaucoup de travail à faire, au niveau éducatif, préventif et répressif. »