Opération policière sur la rue St-Pierre : Martin Langlois non responsable criminellement


Publié le 16 juin 2017

L'événement a mobilisé près d'une dizaine d'autos-patrouille et véhicules banalisés de la Sûreté du Québec.

©Photo TC Media – Jean-Philippe Langlais

L’individu qui a tenu les policiers en haleine pendant quatre heures le 2 juin sur la rue St-Pierre à Rimouski est déclaré non responsable criminellement de ses actes pour cause de troubles psychotiques.

Martin Langlois, 35 ans, de Rimouski, était accusé de voies de fait sur un policier, voies de fait, méfaits et possession d’une arme dans un dessein dangereux. Il est donc acquitté de ses accusations et référé à la Commission d’examen des troubles mentaux du Tribunal administratif du Québec où son audition est prévue le 13 juillet. D’ici là, l’homme sera détenu à l’Hôpital régional de Rimouski sous supervision psychiatrique.

Après avoir entendu la psychiatre Frédérique Nadeau-Marcotte, vendredi matin, le juge de la Cour du Québec, Richard Côté, a accepté que Martin Langlois puisse bénéficier de sorties d’un maximum de deux heures à condition qu’il soit accompagné et que la sortie soit autorisée par le médecin traitant. Le procureur de la Couronne, Me Luc Cyr, s’y opposait, afin de protéger le public. « Monsieur a connu deux événements ont la sécurité du public a été menacée. Le 21 mars dernier, il s’est battu avec un voisin qu’il a blessé parce qu’il cherchait une amie dans son logement, une femme qui n’est jamais venue à Rimouski. Le 2 juin, il croit reconnaître l’agresseur de son ami et il se met à courir après des travailleurs de la construction avec un couteau», raconte-t-il.

La psychiatre estime que l’ex-militaire répond bien à une nouvelle médication antipsychotique et que, dans un objectif thérapeutique, ce serait bien que l’homme puisse bénéficier de sorties afin de constater ses réactions dans la société.

 « Nous avons été appelés vers 8 h 30 pour un individu qui aurait commis des méfaits sur une camionnette. Il s’est alors réfugié sur la galerie d’un immeuble à logements de la rue St-Pierre, possiblement avec une arme blanche. Un périmètre de sécurité a été érigé. Une dizaine de résidences ont été évacuées. Après de vaines discussions avec l’homme refusant de collaborer avec les policiers, un poste de commandement a été érigé à proximité et l’enquête a été confiée au Service des enquêtes sur les crimes majeurs de la SQ. L’homme s’est finalement rendu vers 12 h 30», rapportait le sergent de la SQ, Claude Denis, le 2 juin.