Surtout, ne niez pas les rapprochements des fêtes…

 Publié le jeudi, 22 décembre 2011 21:06 - par Réal-Jean Couture
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Cancer ou pas, le temps des fêtes est bel et bien débuté.
 
Quand les courses sont commencées pour à la fois combler les retards pour les cadeaux, le temps des fêtes est bel et bien commencé.
 
Quand on en est rendu à calculer le temps qu’il nous reste pour préparer les tourtières et pâtisseries pour les repas des 15 prochains jours, on peut dire que le temps des fêtes et commencé.
 
Quand on imagine déjà les sorties à faire, les voyages à réaliser ou à remettre à plus tard, le temps des fêtes est commencé.
 
Quand on imagine les partys qui soient ou pas acceptables, imaginant que notre état nous le permet, ou pas, cela signale que le temps des fêtes et bel et bien commencé.
 
Laissez-vous transporter par cette période de fêtes. C'est certes un très beau cadeau à vous faire. - photo Pierre Morel (archives)Quand l’hôpital nous appelle pour remettre un rendez-vous en raison des congés, c’est signe que le temps des fêtes est commencé.
 
Quand les gens commencent à vous demander si vous serez suffisamment en forme pour le réveillon ou pour tel repas de famille, c’est que le temps des fêtes et commencé.
 
On pourrait étirer la litanie pendant longtemps.
 
Quand on commence à penser à ceux et celles qui nous ont quittés au cours de la dernière année et qui ne vivront pas les fêtes, c’est que le temps des fêtes est commencé.
 
Sauf qu’il est temps, pour 15 jours, d’ici les Rois, de mettre tout ça de côté, de profiter du fait que nous avons conscience que le temps des fêtes, nonobstant la situation des uns et des autres, permet d’oublier, le temps d’un instant, le temps de quelques jours, qu’une condition non voulue dérange notre vie, notre condition mentale.
 
Personnellement, le 25 novembre, lors de mon contrôle médical, on m’a annoncé que la rémission m’est signifiée pour une autre période de six (6) mois. La leucémie chronique est toujours quelque part, mais a décidé depuis mes traitements de l’an dernier, de sommeiller. Pour combien de temps ? Le bon Dieu le sait et le diable s’en doute, disait-on dans mes années de jeunesse. Elle attendra les 6 mois fixés par mon oncologue ? Ne sait pas.
 
Je sais donc que, pour la période des fêtes, à moins d’une malchance inouïe, j’aurai la paix et devrai au quotidien me limiter à prendre mes médicaments pour le cœur, le diabète, le cholestérol, ingurgiterai la quinzaine de pilules et les 106 unités d’insuline. Pour le reste, on peut espérer. C’est tout.
 
Ceux et celles qui le peuvent trouveront aussi un certain réconfort dans la signification réelle de base de ce qu'est Noël. - photo Stéphane Fournier (archives)Sauf qu’en joignant la famille immédiate, en recevant les témoignages positifs des uns et des autres, je vivrai la période des fêtes avec le plus de calme, d’espoir, de sérénité possible. Non pas que j’oublie ce qui se cache dans un recoin de mon corps et qui ne demande qu’à reprendre son action maléfique. Mais pendant les prochains 15 jours, j’ai quasi envie de vous dire que je m’en fous. On verra après.
 
Dans le temps des fêtes, je raffole de la bouffe, et encore de la bouffe. Je fais cuire la dinde, soit à Noël, soit au Jour de l’an, comme je déguste les pâtisseries des fêtes et je fais exception pour les bûches en crème glacée. Ça ne se mange pas. Ça se laisse fondre dans la bouche. Il n’y a pas un cancer qui fasse oublier ça. Pas plus que les gâteaux aux fruits. À part de bien d’autres choses.
 
Et mon épouse étant en congé jusqu’au 5 janvier, je vais prendre quelques heures tous les jours, avec elle, pour vivre. Parce qu’au delà du travail dans lequel je plonge à tous les jours, d’abord parce que j’aime ce travail, il y a la vie. Si dans les temps normaux, il est facile, quasi automatique d’oublier qu’il y a la vie et de la vivre, il est plaisant de constater que la terre tourne moins vite pendant ce qu’on appelle le temps des fêtes.
 
Comme je tenterai aussi de vivre des instants avec mon grand jeune ado de 18 quasi 19 ans, dans les moments où l’ordinateur le libèrera. Comme j’aurai un contact avec ma fille Caroline, qui est à Timmins, Ontario, avec son mari et ses deux garçons. Sans oublier un clin d’œil à mon père, à Sherbrooke.
 
Ce je tente de faire, ici, est de vous encourager à ‘oublier’ un tant soit peu, pendant les prochains jours, les prochaines semaines, cette malédiction maudite qu’est votre cancer, et de prendre le temps de vivre au maximum cette période de festivités. Il y a des activités, des ambiances, des gens qui ne demandent qu’à profiter de cette période au maximum. Et le faire avec vous.
 
Rien comme les grands repas en famille ou entre amis pour se regaillardir !Vous avez de la famille directe et proche de vous ? Vous avez des aidants qui vous tiennent compagnie et qui vous aident à passer au travers ? Avec ces gens, mettez de côté le plus possible ce cancer qui vous ronge et adoptez la vie. Pour 15 jours. Ne vous privez pas du plaisir que vous causerez à votre entourage, et de celui que vous aurez de voir combien cet entourage aime vous voir vivre.
 
Et pour être certain que cela ne peut s’oublier, prenez des photos. Elles seront non seulement des souvenirs, mais des outils qui vous aideront à sourire, les jours où le moral vous fera faux bond. Après les fêtes, il sera toujours temps d’y repenser à fond. Mais peut-être aurons-nous appris à nous fabriquer des intermèdes qui fassent que nous réalisions qu’au delà du cancer, il y a la vie.
 
Joyeuses fêtes, à vous qui êtes de la grande famille du cancer, à vous qui êtes en rémission, à vous qui êtes médecins et/ou infirmières, qui êtes aidants naturels, êtes bénévoles qui se dépensent auprès de la Société canadienne du cancer, de l’Association du cancer de l’Est, à tout le personnel du Centre de cancer. J’espère n’oublier personne.
 
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.- (selon Marie-Christine Bouchard, La Tribune). - Clément Bourque et Sylvie Provencher ne se connaissaient pas il y a quelques semaines. Elle vient de Saint-Félix-de-Kingsey, il vit à Asbestos. Sa fille à elle a neuf ans, ses enfants à lui sont grands et sont même devenus parents à leur tour. Pourtant, une chose les ressemble: leur optimisme. Leur bonne humeur contagieuse. Leur refus de plier devant les imprévus que la vie place sur leurs routes.
 
C'est à l'Hôtellerie de la Fondation québécoise du cancer que leurs chemins se sont croisés. Tous les deux combattent un cancer et profitaient, comme une quarantaine d'autres personnes, d'un souper de Noël orchestré par la Fondation et cuisiné par le chef Carol Paradis. En effet, ce n'est pas parce qu'on vit avec le cancer que la période des Fêtes devient triste. Au contraire!
 
Sylvie Provencher a vu sa vie basculer à la mi-novembre alors qu'on lui a posé un diagnostic de cancer du col de l'utérus. «Recevoir un diagnostic de cancer, c'est un cours 101 de médecine... et de positivisme! On n'a pas le choix pour passer à travers...» assure-t-elle.
 

 
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.- (selon Denis Lessard – La Presse) . - Le patron de l'UPAC a le cancer. - Clé de voûte de l'opération mise en branle par le gouvernement Charest pour lutter contre la corruption, le commissaire Robert Lafrenière est atteint du cancer. Depuis la fin de l'été, il reçoit des traitements de chimiothérapie. Il a subi cet été une intervention chirurgicale pour l'ablation d'une tumeur au côlon. Depuis, toutes les deux semaines, le lundi, le patron de l'Unité permanente anticorruption se rend à l'hôpital pour un traitement de chimiothérapie «préventive», a expliqué hier la porte-parole de l'UPAC, Nathalie Pitre.
La nouvelle de la maladie du patron circule plus largement au sein de l'escouade depuis quelques semaines.
 
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.- En 2011, 365 000 nouveaux cas de cancer ont été signalés en France. Toutefois, le nombre des décès liés à cette maladie a largement diminué en raison d’une amélioration des dépistages précoces et par une meilleure prise en charge des malades, rapporte FranceSoir. Ce constat émane du colloque international organisé par l’Agence de sécurité sanitaire française (Anses) et l’Institut national du cancer (INCa), dans le cadre du Plan Cancer 2009-2013.
 
Même si le taux de mortalité imputé à la cause de cancer tend à diminuer en métropole, cette maladie continue à frapper bon nombres d’individus. Rien que pour l’année 2011, 365 000 nouveaux cas ont été signalés en France. Chez l’homme, les cas les plus fréquents sont notamment le cancer de la prostate avec 71 000 atteints, suivi des 27 000 cas du cancer du poumon et 21 500 cas de cancer du côlon-rectum. Chez la femme, 53 000 cas de cancer du sein, 19 000 cas du cancer du côlon-rectum et 12 000 cas de cancer du poumon ont été signalés.
 
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.- (selon swissinfo.ch). -La chanteuse de Jazz, de Blues et de Soul, Etta James est atteinte d'une leucémie en phase terminale, ont indiqué son docteur et son impresario dans la presse. Elle est connue dans le monde entier pour sa chanson "At last". Les experts sont arrivés à la conclusion il y a deux semaines que la leucémie dont était victime la chanteuse de 73 ans était inopérable, a déclaré le Dr Elaine James au journal "The Press-Enterprise", un journal local établi en Californie où vit Etta James, en appelant ses fans à prier. Etta James, de son vrai nom Jamesetta Hawkins, a gagné quatre Grammy awards et 17 Blues Music Awards. Ecrit par Mack Gordon et Harry Warren en 1941, "At last" a d'abord connu le succès grâce à Glenn Miller, avant d'être repris par Nat King Cole, puis en 1960 par Etta James qui en a fait sa chanson fétiche. En 2009, Beyoncé Knowles a chanté ce classique au début du bal d'investiture du président Barack Obama que ce dernier avait ouvert par une danse avec son épouse Michelle.
 
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.- Au revoir à un ancien collègue journaliste, qui œuvrait à Mont-Joli, Pierre Séguin, qui nous a quittés il y a quelques jours, des suites d’un cancer, à 59 ans et 7 mois. Voir la nouvelle du collègue Roger Boudreau.
 
-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-(chezmaya.com)
 
Je devrais avoir vieilli de 10 ans, quand je vous signerai mon prochain blogue. Car le 27, c’est mon anniversaire. La dernière fois, j’ai eu 63, mais j’aime mieux 36. Sauf qu’à ce système,  je vieillis de 10 ans cette année. 46 ans. Encore un beau jeune homme, pas vrai ? Et puis, on n’appelle pas ça le temps des fêtes pour rien. Prenez un cognac à ma santé !
 
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La réflexion de la semaine :
 
« La vie est comme un miroir. Si tu lui souris, elle te renvoie ton image. » - Louis Nucera
 
À bientôt !
 
 

 
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